Micro-entrepreneur libéral : le plafond de TVA, le vrai piège que personne ne vous explique à la création juillet 6, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Micro-entrepreneur libéral : le plafond de TVA, le vrai piège que personne ne vous explique à la création Chaque année, des centaines de professionnels libéraux optent pour le statut de micro-entrepreneur, séduits par sa simplicité : pas de bilan, pas de TVA, des charges sociales proportionnelles au chiffre d’affaires. Ce que personne ne leur dit clairement au moment de la création, c’est que ce statut contient une bombe à retardement fiscale. Et que lorsqu’elle explose, c’est souvent sans filet. En douze ans d’exercice comme expert-comptable aux côtés de professionnels libéraux, j’ai accompagné des thérapeutes, des coachs, des consultants RH, des formateurs et des diététiciens qui ont découvert — parfois avec un redressement fiscal à la clé — que leur chiffre d’affaires avait franchi le seuil de franchise de TVA sans qu’ils l’aient anticipé. Le résultat : des milliers d’euros de TVA à rembourser rétroactivement, des clients mécontents, une trésorerie dévastée et une continuité d’exploitation compromise. 1. Le mécanisme de la franchise en base de TVA : ce que la loi dit Le régime micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA, définie à l’article 293 B du Code général des impôts. Tant que votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas le seuil applicable à votre activité, vous n’êtes pas assujetti à la TVA. Vous ne la collectez pas. Vous ne la déduisez pas. Vous facturez net. Seuils 2025 pour les professions libérales et prestations de services : Seuil de franchise : 37 500 € HT / an Seuil de tolérance : 41 250 € HT / an Au-delà du seuil de tolérance, vous basculez immédiatement en régime réel de TVA — à compter du 1er jour du mois de dépassement. Jusque-là, rien d’insurmontable. Mais voici ce que personne n’explique clairement au moment de la création. 2. Les quatre pièges que le Guichet Unique l’administration fiscale ne vous signale pas Piège n°1 — Le calcul du seuil de 37 500€ s’apprécie sur une année civile complète et non à compter de votre date de création Vous avez créé votre activité en juillet 2024. Vous avez réalisé 22 000 € de CA entre juillet et décembre. Vous pensez être largement sous le seuil de 37 500 €. Erreur, car dans ce cas, le seuil sera réajusté à 18 698 € (37500/365j*181j). Si ce rythme est maintenu en 2025, vous dépasserez le seuil en milieu d’année — et vous devrez reverser la TVA sur TOUTES les factures émises à compter de la date de dépassement pour l’année 2024 et à compter du 01/01/2025 suite au dépassement du seuil en 2024 . Piège n°2 — La rétroactivité au 1er du mois du dépassement Le Code général des impôts est sans ambiguïté : lorsque vous dépassez le seuil de tolérance (41 250 €), vous devenez assujetti à la TVA à partir du 1er jour du mois en cours. Concrètement, si vous dépassez le 17 mars, toutes vos factures de mars sont concernées — y compris celles du 1er au 16. Cas concret — Sophie, naturopathe : Sophie crée son activité en 2023, progresse régulièrement. En octobre 2024, elle dépasse 41 250 € de CA cumulé. Elle l’apprend en novembre via son logiciel de facturation. Elle doit alors : collecter la TVA sur toutes ses factures d’octobre, en informer tous ses clients (dont certains ne peuvent pas déduire la TVA), retravailler sa grille tarifaire, s’immatriculer à la TVA dans les 15 jours. Résultat : 3 600 € de TVA à reverser, un client professionnel mécontent d’avoir reçu une facture rectificative, et une trésorerie sous tension. Piège n°3 — L’invisibilité du seuil dans les outils de gestion des micro-entrepreneurs Le portail de l’URSSAF pour les auto-entrepreneurs (autoentrepreneur.urssaf.fr) affiche votre chiffre d’affaires déclaré pour le calcul de vos cotisations sociales. Il n’affiche pas d’alerte sur l’approche du seuil de TVA. Le Guichet Unique INPI n’en parle pas non plus à la création. Résultat : de nombreux professionnels libéraux découvrent la situation trop tard. Piège n°4 — L’incompatibilité avec certains clients professionnels Un micro-entrepreneur sous franchise TVA ne facture pas de TVA — et ne peut donc pas délivrer de TVA récupérable à ses clients assujettis (entreprises, professions libérales en régime réel). Pour certains donneurs d’ordre, collaborer avec un micro-entrepreneur libéral crée un désavantage fiscal indirect, ce qui peut vous exclure de certains marchés ou appels d’offres. StatutSeuil TVAFréquenceRisque si dépassementMicro-entrepreneur libéral37 500 €AnnuelRétroactif sur toute l’année en coursLibéral en EI classiqueNon applicable—Déclaration trimestrielle obligatoireEURL / SASU libéraleNon applicable—Régime réel d’embléeSalarié portéNon applicable—Prise en charge par la société de portage 3. Quand basculer en régime réel : les signaux à surveiller Il n’existe pas de règle universelle, mais voici les seuils de vigilance que j’applique avec mes clients : Dès 28 000 € de CA annualisé : anticiper le basculement et préparer votre grille tarifaire TTC Dès 33 000 € : consulter un expert-comptable pour simuler l’impact sur votre trésorerie À 37 000 € : entamer les démarches de changement de régime fiscal pour l’année suivante Avant tout contrat-cadre avec un client professionnel : vérifier si votre statut TVA est compatible Le passage en régime réel de TVA est souvent vécu comme une contrainte. C’est en réalité une opportunité : vous pouvez déduire la TVA sur vos achats professionnels (matériel, formations, loyer de bureau…), ce qui peut significativement améliorer votre rentabilité réelle. 4. Ce que la CNPL demande concrètement La situation actuelle est le résultat d’un déficit d’information structurel à la création d’entreprise. La CNPL porte trois demandes auprès des pouvoirs publics et de l’INPI : Demande 1 Intégrer une alerte automatique sur le Guichet Unique INPI lors de la création d’une activité en micro-entreprise libérale, rappelant explicitement le seuil de TVA applicable et ses conséquences. Demande 2 Obliger le portail autoentrepreneur.urssaf.fr à afficher en temps réel la progression vers le seuil de TVA, avec alerte à 80 % du seuil.Demande 3 Créer un module d’accompagnement fiscal gratuit dans le parcours de création, avec simulation du seuil de TVA personnalisée selon le secteur d’activité libérale. 5. Ce que vous pouvez faire si vous approchez du seuil Si vous êtes micro-entrepreneur libéral et que votre CA annuel s’approche de 28 000 €, voici les étapes immédiates : Calculez votre CA prévisionnel sur les 12 prochains mois, en intégrant vos projets en cours Simulez l’impact d’un passage en TVA sur vos tarifs et votre marge Consultez un expert-comptable spécialisé en professions libérales — la CNPL peut vous orienter Anticipez la communication à vos clients professionnels si vous changez de régime TVA Envisagez une restructuration en EURL ou SASU si votre activité dépasse durablement 50 000 € de CA La CNPL à vos côtés Vous avez des questions sur votre statut fiscal ou votre régime TVA ? La CNPL accompagne les professionnels libéraux dans leurs démarches administratives et fiscales. Contactez-nous pour être orienté vers un expert de notre réseau. Contact : cnpl@cnpl.org Lucie Desblancs Expert-comptable — Membre du bureau de la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL)
Comment être visible sur Google Maps ? juillet 1, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Comment être visible sur Google Maps ? Pour un professionnel libéral, la visibilité en ligne se joue aujourd’hui en grande partie sur Google Maps. Quand un internaute cherche un kinésithérapeute, un avocat, un architecte ou un naturopathe près de chez lui, il ne fait plus défiler dix résultats : il regarde la carte qui s’affiche tout en haut, avec trois professionnels mis en avant. Ces résultats captent la majorité des clics sur les recherches locales (“métier + ville”). La bonne nouvelle : les règles pour s’y faire une place sont claires, transversales à toutes les professions, et accessibles sans compétence technique. Voici les cinq leviers à activer. Comment Google Maps choisit qui afficher ? Google ne classe pas les professionnels au hasard. Il s’appuie sur trois critères, qui pèsent à parts inégales selon les recherches : La cohérence des informatinos : les informations qui sont disponibles sur vous et votre activité sur Internet sont-elles similaires et cohérentes ? La distance : à quelle distance êtes-vous de la personne qui cherche ? Les notes: quelle est la réputation de votre établissement (avis, ancienneté, mentions sur d’autres sites) ? Vous ne vous pouvez agir sur la distance, mais la cohérences et les avis se travaillent activement. C’est là que se gagne la visibilité. À noter : Google Maps et la fiche d’établissement Google (Google My Business) sont deux faces du même outil. Travailler l’un, c’est travailler l’autre. 1. Créez et revendiquez votre fiche d’établissement C’est le point de départ obligatoire. Sans fiche officielle, vous n’apparaîtrez sur Google Maps que par accident, et rarement au bon endroit. Rendez-vous sur le site Google My Business, identifiez-vous avec un compte Google, et suivez la procédure de validation de votre fiche. Comptez quelques jours. Une fois la fiche en main, complétez-la intégralement. Pas à 80 %, à 100 %. Google favorise les fiches exhaustives, et chaque champ rempli est un signal de sérieux. Pour aller plus : découvrir les étapes pour créer votre fiche Google 2. Soignez la catégorie principale et la description C’est le levier le plus sous-estimé et souvent celui qui fait la différence entre une fiche visible et une fiche fantôme. Choisissez la catégorie principale la plus précise possible. « Cabinet médical” est moins efficace que « Cabinet de kinésithérapie”. “Cabinet d’avocats” est moins efficace que « Avocat en droit du travail”. Plus la catégorie est spécifique, plus Google sait quand vous afficher.Ajoutez des catégories secondaires pertinentes (jusqu’à neuf possibles), sans diluer votre identité. Rédigez une description claire, en commençant par votre cœur de métier et votre zone géographique. Évitez les superlatifs (« le meilleur…”), interdits par les règles de Google. 3. Garantissez la cohérence de vos coordonnées Google compare en permanence vos informations à celles trouvées ailleurs sur Internet. Plus elles sont cohérentes, plus votre fiche est jugée fiable. Vérifiez que votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone (NAP) sont strictement identiques : sur votre fiche Google, sur votre site internet, sur les annuaires professionnels (ordres, fédérations, plateformes spécialisées). Ce travail de cohérence n’est pas spectaculaire, mais il rapporte beaucoup. Notre partenaire Simplébo propose justement un outil spécialement conçu pour assurer la cohérence de vos informations sur Internet ! 4. Multipliez et entretenez les avis clients C’est, en pratique, le levier le plus puissant. Sur deux fiches similaires, celle qui affiche 60 avis récents notés 4,7/5 sera presque systématiquement préférée à celle qui en a 12 notés 4,9/5. Le volume et la fraîcheur des avis comptent autant que la note. Trois principes : Demandez régulièrement des avis : mot en fin de séance, SMS, QR code en salle d’attente, email à la clôture du dossier. Répondez à tous, positifs comme négatifs. Une réponse posée à une critique vaut souvent plus qu’un éloge muet, parce que les prospects la lisent attentivement. Visez la régularité. Mieux vaut deux ou trois avis par mois pendant un an qu’un afflux ponctuel suivi d’un long silence. Attention à votre déontologie : certaines professions (médicales notamment) ont des règles précises sur la sollicitation d’avis. Vérifiez le cadre auprès de votre ordre. 5. Publiez photos et actualités régulièrement Une fiche vivante est mieux classée qu’une fiche figée. Pour Google, l’activité récente est un signal de fiabilité. Veillez à : Ajouter des photos de votre cabinet, de l’accueil, de l’équipe, d’une réalisation. Les fiches avec photos reçoivent significativement plus de demandes d’itinéraire et d’appels que les fiches sans visuels. Publier des « Google Posts” au moins une ou deux fois par mois : nouvelle prestation, conseil pratique, fermeture exceptionnelle. Ils apparaissent directement dans la fiche. Mettre à jour vos horaires systématiquement avant les vacances ou les jours fériés. Rien ne fait plus fuir un prospect qu’un déplacement inutile devant un cabinet fermé. En conclusion Être visible sur Google Maps n’est pas une question de chance ni d’ancienneté : c’est le résultat d’une fiche complète, cohérente, vivante, et reliée à un site internet sérieux. Les professionnels libéraux qui dominent le Pack Local de leur ville n’ont rien fait d’inaccessible : ils ont simplement appliqué ces principes avec régularité, sur la durée. Mais entretenir sa visibilité locale est un travail qui prend du temps, un temps que vous préférez consacrer à vos patients, vos clients ou vos dossiers. Le mieux, dans bien des cas, est de vous concentrer sur votre métier et de confier votre visibilité locale à un partenaire spécialisé comme Simplébo. C’est précisément l’objet du pack Présence Locale, l’offre Simplébo dédiée à votre visibilité sur Google Maps : création et optimisation de votre fiche Google, collecte et réponses aux avis, cohérences de vos informations sur Internet. En tant qu’adhérent CNPL, profitez de conditions préférentielles sur l’offre Présence Locale de Simplébo et reprenez la main sur votre visibilité en ligne, sans y consacrer votre temps !
5 conseils pour attirer des clients grâce à Internet juin 29, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 5 conseils pour attirer des clients grâce à Internet Pour une profession libérale, l’idée même de « chercher des clients » peut paraître inconfortable. Vous exercez un métier d’expertise (droit, soin, conseil, conception, ingénierie) où la qualité fait, en théorie, la réputation. Pourtant, la réalité du marché a changé. En 2026, près de 9 personnes sur 10 commencent leur recherche en ligne avant de contacter un professionnel. Pour un kinésithérapeute, un architecte, un avocat ou un naturopathe, être visible et crédible sur Internet n’est plus un avantage : c’est un indispensable pour se faire connaître et développer son activité. La bonne nouvelle, c’est que les fondamentaux d’une stratégie digitale efficace pour un indépendant tiennent en cinq leviers, transversaux à toutes les professions libérales. Les voici. 1. Clarifiez votre positionnement avant de penser « outils » Avant de réfléchir au site, au référencement ou aux réseaux sociaux, commencez par une question simple : à qui vous adressez-vous, et pourquoi vous choisir vous plutôt qu’un confrère ? Trois éléments suffisent à structurer cette réponse : Votre public (particuliers, entreprises, prescripteurs, niche…),Votre spécialité (un domaine, une méthode, une approche), Votre zone géographique d’intervention. Cette clarté est ce qui permet ensuite à un moteur de recherche, et surtout à un visiteur, de comprendre en quelques secondes ce que vous proposez. Sans positionnement explicite, le meilleur site du monde ne convertit pas : on ne mémorise pas un professionnel « qui fait un peu de tout pour tout le monde ». 2. Créez votre site internet professionnel Votre site web est votre première vitrine, souvent avant la plaque sur la porte. Il doit donner trois informations en moins de cinq secondes : ce que vous faites, pour qui, et comment vous joindre. Quelques exigences techniques minimales : Mobile-first : plus de 70 % des recherches locales se font sur smartphone. Rapide : un site qui met plus de 3 secondes à charger perd la moitié de ses visiteurs. Conforme : RGPD, mentions légales et accessibilité numérique sont devenus incontournables, tout particulièrement pour les professions réglementées. Côté contenu, cinq pages suffisent généralement : une présentation claire, vos services ou domaines d’expertise, vos tarifs ou modalités de consultation, vos coordonnées avec un module de prise de rendez-vous, et les pages légales. La création d’un site internet professionnel est une étape obligatoire pour attirer des clients sur Internet : ne passez pas à côté de cette opportunité ! 3. Travaillez votre référencement local Pour un professionnel libéral, l’enjeu n’est pas d’être premier en France sur un mot-clé générique : c’est d’être trouvé par les bonnes personnes, dans la bonne ville, au bon moment. Trois actions essentielles : Optimisez votre fiche Google My Business : adresse, horaires, photos, services, et surtout des avis récents. C’est devenu, dans les faits, votre nouvelle « page d’accueil » pour beaucoup de prospects. Travaillez les mots-clés métier + ville sur votre site (titres, descriptions, contenus). Soyez présent sur les annuaires de confiance : ordres professionnels, fédérations, syndicats, plateformes spécialisées. Les liens depuis ces sites renforcent votre crédibilité aux yeux de Google. 4. Activez et valorisez les avis clients 88 % des Français consultent les avis avant de choisir un professionnel. Pour des métiers où la confiance est le principal moteur de décision (santé, conseil, conception), il s’agit d’un actif stratégique, à construire activement. Quelques principes pour tirer profit des avis en ligne : Demandez les avis au bon moment : à la fin d’un suivi, après une livraison, après une consultation réussie. Répondez systématiquement, y compris aux avis négatifs, avec calme et professionnalisme. Une réponse posée à une critique vaut souvent plus qu’un avis cinq étoiles. Affichez ces avis sur votre site, en cohérence avec les règles déontologiques de votre profession ! 5. Publiez du contenu utile, à votre rythme Rassurez-vous, vous n’avez pas besoin d’être bloggeur ou influenceur. Mais publier régulièrement par exemple un article par mois, une FAQ détaillée, une newsletter mensuelle ou un témoignage anonymisé démontre votre expertise et nourrit votre référencement. Quelques formats efficaces et compatibles avec la plupart des codes professionnels : Réponses à des questions fréquentes (« Combien coûte une consultation ? », « Faut-il une ordonnance ? », « Comment se déroule un premier rendez-vous ? »). Pédagogie métier sur les évolutions réglementaires ou techniques. Études de cas anonymisées, dans le respect du secret professionnel. L’objectif n’est pas la viralité, c’est la confiance. Un prospect qui lit deux ou trois de vos contenus avant de vous contacter arrive en consultation déjà convaincu. Conclusion Positionnement, site, référencement local, avis et contenus, ces cinq leviers ne sont rien d’autre que la traduction numérique de ce que les professions libérales font depuis toujours : énoncer leur cadre, soigner l’accueil, entretenir leur réputation, démontrer leur expertise. Bien construite, votre présence en ligne devient ce qu’elle doit être : une extension de votre cabinet, qui travaille pour vous au-delà des horaires d’ouverture. Construire et entretenir tout cela seul prend du temps, un temps que vous préférez consacrer à vos patients, clients ou commanditaires. C’est précisément la raison d’être de Simplébo. Depuis plus de 10 ans, Simplébo accompagne les professions libérales dans la création et le suivi de leur site internet, leur référencement local et leur visibilité en ligne. Plus de 10 000 professionnels de la santé, du conseil, de l’architecture ou du bien-être font confiance à Simplébo. Grâce à la CNPL, bénéficiez de conditions préférentielles sur l’accompagnement Simplébo pour développer votre activité grâce à Internet !
Bien-être et santé intégrative :enfin le temps de la clarté juin 24, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Bien-être et santé intégrative :enfin le temps de la clarté Après l’annulation de la norme réflexologie, la CNPL appelle à un dialogue construit entre professionnels du bien-être, acteurs de santé et pouvoirs publics L’annulation de la norme AFNOR NF S99-807 par le Conseil d’État le 19 juin 2026 a suscité de nombreuses réactions dans le secteur. La CNPL choisit d’y voir ce qu’elle est : une invitation à mieux faire, à mieux expliquer, et à construire enfin un cadre réglementaire à la hauteur des enjeux de santé publique. Nous entendons des professionnels de santé, des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes qui travaillent au quotidien avec des réflexologues, des naturopathes, des masseurs bien-être et qui nous disent la même chose : ils ont besoin de lisibilité. Ils attendent, eux aussi, que nos métiers soient mieux définis, mieux encadrés, mieux compris. Ce que les professionnels de santé nous disent Il est un fait que les débats institutionnels ne reflètent pas toujours : sur le terrain, médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers coordinateurs, équipes de soins palliatifs, sages-femmes échangent avec des praticiens du bien-être. Cette réalité existe. Elle est quotidienne. Elle répond à une demande des patients. Ces professionnels de santé ne cherchent pas à légitimer n’importe quelle pratique. Ils veulent de la lisibilité. Ils veulent pouvoir distinguer un réflexologue formé selon des standards rigoureux d’un praticien autoproclamé. Ils veulent savoir pour protéger leurs patients, avec quelle formation, dans quel cadre déontologique. C’est exactement ce que la norme réflexologie leur offrait. Et c’est ce que son absence leur retire aujourd’hui. Ce signal-là mérite d’être entendu par les pouvoirs publics. « Quand un de mes patients rencontre un réflexologue, je veux savoir s’il a été formé sérieusement, s’il connaît ses limites, et qu’il sait quand me renvoyer ce patient. La norme me donnait cette assurance. » Témoignage recueilli auprès d’un médecin généraliste adhérent du SPBE. Être pédagogique : notre responsabilité collective La décision du Conseil d’État pointe une ambiguïté terminologique. Le CNPL en prend acte avec lucidité : nous devons être encore plus rigoureux, encore plus précis dans la façon dont nous définissons et présentons nos métiers du bien être. C’est une responsabilité que nous assumons pleinement. Être pédagogique sur nos métiers, ce n’est pas simplement communiquer. C’est expliquer concrètement ce qu’est un réflexologue : un professionnel du bien-être qui agit par stimulation réflexe sur des zones spécifiques du corps dans une visée de détente, de régulation fonctionnelle et de mieux-être global sans jamais poser de diagnostic, sans jamais se substituer à un médecin, et en orientant systématiquement vers un professionnel de santé lorsque la situation le nécessite. C’est expliquer ce qu’est un naturopathe, un praticien en massage bien-être, un kinésiologue. Leurs formations, leurs compétences, leurs limites. Ce travail pédagogique, la CNPL s’engage à l’intensifier auprès des institutions, des ordres de santé, et du grand public. Continuer les travaux : une priorité absolue La CNPL et les syndicats du secteur cadre de vie et Bien être ont immédiatement engagé les démarches nécessaires auprès d’AFNOR pour enclencher la procédure de republication de la norme réflexologie, avec une rédaction corrigée, juridiquement solide, et parfaitement conforme aux attentes exprimées. Ce travail se poursuit également pour les normes en cours d’élaboration : naturopathie, massage bien-être, kinésiologie. Ces textes doivent bénéficier dès maintenant d’une sécurisation juridique renforcée. Nous n’attendrons pas une nouvelle décision de justice pour agir préventivement. Les étudiants engagés aujourd’hui dans des formations adossées à ces référentiels ont besoin de visibilité. Les formateurs, les centres de formation, les praticiens en activité ont besoin de stabilité. Nous travaillons pour leur donner cette assurance le plus rapidement possible. 550 000 professionnels. Des millions de Français concernés. Le secteur du bien-être en France, c’est plus de 550 000 professionnels indépendants. C’est une filière économique significative, ancrée dans les territoires, qui répond à une demande sociale croissante et documentée. Ces professionnels paient leurs cotisations, exercent dans le respect de leurs clients. Ils méritent un cadre. Leurs clients méritent des garanties. Et le système de santé mérite des partenaires bien identifiés, bien formés, bien encadrés. Un cadre réglementaire clair n’est pas un luxe. C’est une exigence de santé publique. Ce que la CNPL demande La CNPL porte des demandes précises et urgentes : → La republication rapide de la norme réflexologie par AFNOR, avec une rédaction révisée et sécurisée juridiquement, tenant compte de l’investissement déjà consenti par les professionnels du secteur ; → La sécurisation des normes naturopathie, massage bien-être et kinésiologie en cours d’élaboration, avec une revue juridique préventive systématique ; → Un dialogue structuré avec les ordres de santé concernés, pour clarifier ensemble les périmètres d’activité non dans une logique d’opposition, mais dans une démarche de complémentarité assumée ; → Une audience auprès des ministres de la Santé et du Travail dans les meilleurs délais, afin d’engager une concertation sur l’évolution du cadre réglementaire applicable aux professions du bien-être ; → La reconnaissance institutionnelle d’un secteur structuré, professionnel, engagé dans la qualité qui contribue activement au mieux-être des Français et à la complémentarité avec notre système de soins. La clarté que nous demandons, c’est la clarté que les professionnels de santé attendent. C’est la clarté que les usagers méritent. C’est la clarté que l’intérêt général commande. La CNPL continuera les travaux, maintiendra le dialogue, et portera ces demandes avec la détermination et la rigueur qui s’imposent. Chambre Nationale des Professionnels Libéraux CNPL Alexandra ATTALAUZITI Vice-Présidence du Secteur Cadre de Vie et Bien-Être Vice-Présidence Juin 2026
5 usages concrets de l’IA que les professions libérales sous-estiment juin 23, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 5 usages concrets de l’IA que les professions libérales sous-estiment Vous avez sûrement déjà entendu que l’intelligence artificielle allait »tout changer » pour les indépendants. Entre les promesses spectaculaires et les craintes sur l’avenir des métiers, difficile de savoir ce qui vous concerne vraiment au quotidien. Pourtant, derrière le bruit médiatique, l’IA est déjà à l’œuvre dans des tâches très concrètes : celles qui vous prennent du temps sans avoir grand-chose à voir avec votre cœur de métier. La vérité est plus simple qu’il n’y paraît : l’IA ne remplace pas votre expertise, elle vous décharge de l’administratif. Voici 5 usages concrets de l’IA que beaucoup de professions libérales sous-estiment encore, et que vous pouvez mettre en place sans bouleverser votre façon de travailler. Pourquoi s’intéresser à l’IA dans votre quotidien de professionnel libéral? L’intelligence artificielle, c’est un ensemble d’outils capables de traiter du texte, des images ou des chiffres en imitant certaines tâches humaines. Jusqu’ici réservée aux grandes structures, elle est devenue accessible à un cabinet ou à une activité individuelle, souvent pour quelques euros par mois, parfois gratuitement. Le contexte y pousse : entre la facturation électronique qui se généralise, les obligations administratives croissantes et la pénurie de temps chronique des indépendants, chaque heure gagnée compte. Les libéraux qui s’y intéressent ne cherchent pas à « moderniser » pour le principe. Ils veulent simplement récupérer du temps pour leurs clients, leurs patients ou leurs dossiers. C’est là que ces outils deviennent réellement utiles. 1. Rédiger et trier vos e-mails plus vite La correspondance écrite est l’une des tâches les plus chronophages d’une activité libérale. Réponses aux prospects, relances, courriers de suivi : cela représente vite plusieurs heures par semaine. Un outil d’IA générative (un assistant qui rédige du texte à partir d’une simple consigne) peut produire un premier brouillon en quelques secondes. Vous lui indiquez le contexte (“réponse à un client qui demande mes disponibilités »), il vous propose un texte que vous n’avez plus qu’à relire et ajuster. Le détail que beaucoup ignorent : ne validez jamais un message sans le relire. L’IA peut se tromper sur un nom, une date ou une nuance importante. Elle vous fait gagner le temps de la première rédaction, pas celui de la vérification qui reste votre responsabilité, surtout sur des sujets sensibles ou confidentiels. 2. Préparer et synthétiser vos documents Comptes rendus, notes de synthèse, résumés de dossiers : une grande partie de votre travail consiste à transformer de l’information brute en document clair. L’IA excelle précisément sur ce point. Vous pouvez lui soumettre un texte long et lui demander un résumé en quelques points, ou au contraire développer des notes éparses en un compte rendu structuré. Pour un kinésithérapeute, un avocat ou un expert technique, c’est un gain réel sur les tâches de mise en forme. Une précaution s’impose toutefois pour les professions réglementées. Ne confiez jamais à un outil grand public des données confidentielles (informations de santé, pièces de dossier, secrets professionnels). Beaucoup d’outils conservent et réutilisent ce que vous saisissez. Privilégiez des solutions qui garantissent la confidentialité, et anonymisez systématiquement les éléments sensibles. 3. Gérer vos rendez-vous et votre agenda La prise de rendez-vous est un point de friction permanent : appels manqués, créneaux mal calés, allers-retours par e-mail. Des outils intelligents savent désormais proposer automatiquement des créneaux, envoyer des rappels et limiter les rendez-vous non honorés. Concrètement, un agenda en ligne couplé à une prise de rendez-vous automatisée laisse vos clients réserver eux-mêmes, à toute heure, sans vous solliciter. L’outil gère les confirmations et les rappels à votre place. Le bon réflexe : choisissez un service conforme au RGPD et vérifiez où sont hébergées les données de vos clients. Pour les professions de santé en particulier, des solutions spécialisées et conformes existent : mieux vaut s’y tenir que d’utiliser un agenda généraliste qui ne respecte pas ces exigences. 4. Renforcer votre présence en ligne sans y passer vos soirées Quand un futur client cherche un professionnel, il commence presque toujours en ligne, soit par une recherche Google classique, soit en posant directement sa question à un assistant IA comme ChatGPT ou Perplexity. Et ces IA ne répondent pas au hasard : elles s’appuient sur des sites riches, clairs et bien construits, qu’elles citent comme sources. Être visible suppose donc un contenu solide que ces outils savent reprendre, un travail que beaucoup de libéraux repoussent faute de temps. C’est ici que l’IA peut changer la donne. Elle peut d’abord vous aider à rédiger vos textes de présentation ou une page « À propos » qui inspire confiance, en quelques minutes. Et ces mêmes contenus, clairs et structurés, sont justement ceux que les moteurs de recherche IA repèrent et citent. Attention toutefois à rester fidèle à votre réalité : un texte généré doit toujours être relu et personnalisé. Apparaître dans ces réponses se construit dans la durée, et ne peut être garanti. Pour les professions réglementées, vos contenus doivent aussi respecter les règles de votre ordre, pas de promesse de résultat ni de ton publicitaire. Vous n’avez pas encore de site internet, ou le vôtre n’est plus à jour ? Notre partenaire Simplébo accompagne les professions libérales dans la création de leur site (et toute leur visibilité en ligne), pensé pour être visible sur Google, optimisé pour les moteurs de recherche IA (ChatGPT, Perplexity, Gemini…) et respectueux des contraintes de chaque métier. Un chef de projet dédié s’occupe de la partie technique pendant que vous gardez la main sur votre contenu. En tant que qu’adhérent de la CNPL, vous bénéficiez de remises préférentielles. 5. Vous former et trouver l’information utile Veille réglementaire, évolutions de votre secteur, questions ponctuelles : se tenir informé demande du temps que vous n’avez pas toujours. Un assistant IA peut vous fournir une première explication claire sur un sujet, vous orienter vers les bonnes sources ou reformuler un texte complexe. C’est un point d’entrée pratique, à condition d’en connaître la limite majeure : l’IA peut affirmer des choses fausses avec aplomb. Sur une question réglementaire, fiscale ou de santé, elle ne remplace jamais une source officielle ni l’avis d’un confrère ou d’une instance compétente. Le bon usage consiste à l’utiliser comme un point de départ, jamais comme une autorité. Vérifiez toujours une information sensible auprès d’une source institutionnelle (votre ordre, votre syndicat, l’administration concernée). Utilisée ainsi, l’IA devient un gain de temps réel sans devenir un risque. En conclusion L’intelligence artificielle ne vous demande pas de devenir un expert en technologie. Rédiger plus vite, synthétiser vos documents, fluidifier vos rendez-vous, soigner votre présence en ligne et accélérer votre veille : voilà cinq usages concrets, à portée de main, qui vous rendent du temps sans toucher à votre savoir-faire. La règle qui les relie tous est simple : l’IA propose, vous décidez. Elle vous décharge des tâches répétitives, mais le jugement, la relation etla responsabilité restentles vôtres. Et puisque votre temps doit d’abord servir vos clients, autant déléguer le reste, à commencer par votre visibilité en ligne.
Directive (UE) 2025/2647 : vers un nouveau modèle européen de gestion des conflits? juin 23, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Directive (UE) 2025/2647 : vers un nouveau modèle européen de gestion des conflits? Pourquoi les professions libérales sont directement concernées par cette réforme Analyse prospective à destination des membres de la Chambre nationale des professions libérales Note de la rédaction : Cet article a pour objet d’informer les professionnels sur les évolutions du cadre européen du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. Il ne constitue ni un avis juridique individualisé ni une communication commerciale relative à un dispositif de médiation particulier. Lorsque l’on évoque la médiation de la consommation, la plupart des professionnels y voient encore une obligation réglementaire parmi d’autres. Pourtant, la directive (UE) 2025/2647 récemment adoptée par l’Union européenne mérite une lecture plus attentive. Au-delà des adaptations juridiques qu’elle introduit, cette réforme révèle une évolution plus profonde de la conception européenne de la gestion des différends. Une question mérite désormais d’être posée : assistons-nous à l’émergence d’un nouveau modèle européen de résolution des conflits fondé sur la prévention, le dialogue et l’effectivité de l’accès au droit ? Pour les professions libérales, la réponse est loin d’être théorique. Une transformation silencieuse de l’accès au droit Les systèmes judiciaires européens sont confrontés depuis plusieurs années à des défis croissants. L’augmentation du volume des contentieux, la complexification des échanges économiques et les attentes accrues des citoyens en matière de rapidité conduisent les pouvoirs publics à rechercher des solutions complémentaires à la justice traditionnelle. Dans ce contexte, les modes amiables de résolution des différends occupent une place de plus en plus importante. L’objectif n’est pas de remplacer le juge ni de limiter le recours aux juridictions. Il s’agit de permettre aux consommateurs et aux professionnels de disposer de mécanismes adaptés à la nature des litiges rencontrés dans la vie économique quotidienne. La directive 2025/2647 s’inscrit dans cette logique. Elle traduit la volonté européenne de renforcer l’effectivité de l’accès au droit en favorisant des solutions simples, accessibles et compréhensibles. Une évolution des politiques publiques européennes La réforme ne doit pas être analysée uniquement comme un texte relevant du droit de la consommation. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée au sein des politiques publiques européennes. Depuis plusieurs années, les institutions de l’Union encouragent le développement de mécanismes permettant de prévenir les conflits, de favoriser le dialogue et de réduire les coûts humains, économiques et sociaux liés aux procédures contentieuses. Cette orientation concerne désormais de nombreux domaines : consommation, services, numérique, commerce transfrontalier ou encore protection des usagers. La médiation apparaît progressivement comme un outil participant à la qualité de la régulation économique. Cette évolution constitue l’un des enseignements majeurs de la directive. Les professions libérales au cœur de l’économie de la confiance La confiance représente aujourd’hui un facteur essentiel de compétitivité et de pérennité. Les professions libérales en font quotidiennement l’expérience. Ǫu’il s’agisse de conseil, d’expertise, de formation, d’accompagnement ou de prestations intellectuelles, la relation avec le client repose sur des attentes fortes en matière de compétence, d’indépendance et de transparence. Or les consommateurs disposent désormais d’un niveau d’information élevé et d’une capacité d’expression sans précédent. Dans ce contexte, la gestion des désaccords devient un enjeu stratégique. La capacité à préserver le dialogue contribue directement à la qualité de la relation professionnelle et à la confiance accordée à l’ensemble d’un secteur d’activité. Une réforme adaptée à l’évolution des échanges économiques Les activités professionnelles évoluent rapidement. Les prestations à distance, les services numériques et les échanges transfrontaliers modifient les conditions dans lesquelles naissent et se développent les différends. Les consommateurs attendent des procédures accessibles, réactives et adaptées à des relations qui ne connaissent plus nécessairement de frontières géographiques. La directive prend acte de ces mutations. Elle vise à garantir que les mécanismes de règlement amiable demeurent en adéquation avec les réalités économiques contemporaines. Les organisations représentatives face à une responsabilité nouvelle Cette réforme interpelle également les organisations représentatives des professions libérales. Dans un environnement juridique et économique en constante évolution, leur rôle dépasse désormais la simple représentation des intérêts professionnels. Elles constituent des relais essentiels d’information, d’accompagnement et de diffusion des bonnes pratiques. Le développement d’une véritable culture de la prévention des conflits passe nécessairement par l’implication de ces acteurs collectifs. Pour les structures de petite taille qui composent une grande partie du tissu des professions libérales, cet accompagnement revêt une importance particulière. La prévention, nouveau pilier de la relation professionnelle L’expérience des organismes de règlement amiable montre que de nombreux différends trouvent leur origine non dans une faute professionnelle caractérisée mais dans une incompréhension. Défaut d’information, attentes divergentes, communication insuffisante ou difficulté d’interprétation des engagements réciproques expliquent une part importante des litiges. La prévention devient dès lors un enjeu majeur. La qualité de l’information délivrée au consommateur, la clarté des engagements contractuels et l’attention portée aux réclamations constituent autant d’outils permettant de limiter la naissance des conflits. Cette approche préventive apparaît comme l’une des évolutions les plus significatives de la réforme européenne. Une vision renouvelée de la régulation économique La directive (UE) 2025/2647 dépasse le seul cadre du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. Elle traduit une conception renouvelée de la régulation économique, dans laquelle la confiance, la transparence et le dialogue deviennent des composantes essentielles du fonctionnement des marchés. Pour les professions libérales, cette évolution présente une dimension stratégique. La qualité de la relation avec les clients, la capacité à prévenir les conflits et l’aptitude à maintenir un dialogue constructif participent désormais pleinement de la valeur du service rendu. Une réforme à observer attentivement La phase de transposition nationale permettra de préciser les modalités concrètes d’application de la directive. Toutefois, une orientation de fond apparaît déjà clairement. Les mécanismes de règlement amiable sont appelés à occuper une place croissante dans les politiques européennes d’accès au droit et de protection des consommateurs. Pour les professions libérales et leurs organisations représentatives, l’enjeu dépasse donc la seule conformité réglementaire. Il concerne l’évolution même des relations entre professionnels, consommateurs et institutions publiques dans une société où la confiance constitue un actif essentiel. Stéphane POUSSIN Médiateur de la consommation CONFLUENCE Médiations Contact presse : cnpl@cnpl.org Source : Document d’information destiné aux membres de la CNPL dans le cadre de la veille réglementaire relative à la directive (UE) 2025/2647 et aux évolutions du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation.
Chèques-Vacances ANCV : le coup de pouce fiscal que vous méritez vraiment juin 16, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Chèques-Vacances ANCV : le coup de pouce fiscal que vous méritez vraiment Vous travaillez beaucoup. Trop, parfois. Et pourtant, quand vient le moment de penser à vos vacances ou à celles de vos collaborateurs, c’est souvent le dernier poste budgétaire que vous défendez. Il existe pourtant un dispositif simple, encadré par l’État, qui vous permet de financer une partie de vos loisirs et ceux de votre équipe, tout en allégeant votre fiscalité. Il s’appelle le Chèque-Vacances ANCV. Et il est fait pour vous. Vous aussi, vous y avez droit Les Chèques-Vacances ont longtemps été associés aux grandes entreprises et à leurs comités sociaux et économiques (CSE). Depuis l’ordonnance du 26 mars 2015, ce dispositif a été étendu aux travailleurs indépendants, dirigeants non salariés, et professions libérales, qu’ils aient ou non des salariés. Kinésithérapeutes, infirmiers, naturopathes, avocats, formateurs, psychologues, médecins, experts-comptables, chirurgien… Si vous exercez en libéral, sous quelque forme juridique que ce soit (BNC, EURL, SELARL, SCP, entreprise individuelle), vous êtes éligible. La seule condition clé côté employeur : avoir moins de 50 salariés et ne pas disposer d’un CSE gérant les activités sociales et culturelles. Résultat : les professionnels libéraux constituent la cible idéale de ce dispositif et c’est précisément pour eux que les avantages sont les plus sous-exploités. Les chiffres concrets : ce que vous économisez Pour vous, en tant que professionnel libéral Exonération de charges sociales : jusqu’à 547 € par an Vous pouvez vous attribuer des Chèques-Vacances à hauteur de 30 % du SMIC mensuel brut sans payer de cotisations sociales dessus. En 2026, ce plafond est fixé à 547 €. Concrètement, vous recevez 547 € de pouvoir d’achat loisirs sans aucun prélèvement (hors CSG/CRDS). Exonération d’impôt sur le revenu : jusqu’à 1 823 € par an C’est le levier le plus puissant. La valeur des Chèques-Vacances que vous vous attribuez est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un SMIC mensuel brut, soit 1 823 € en 2026. En clair : si vous vous octroyez 1 823 € de chèques, vous n’ajoutez pas un euro à votre revenu imposable. Déductibilité de votre résultat BNC Pour les libéraux déclarant en BNC (déclaration 2035), la contribution aux Chèques-Vacances peut être déduite du bénéfice imposable. Selon votre tranche marginale d’imposition, l’économie réelle peut être significative. Un professionnel à 41 % d’imposition marginale qui utilise pleinement le dispositif génère une économie fiscale de l’ordre de 700 à 750 € sur la seule tranche IR. Pour vos collaborateurs (si vous avez des salariés) Exonération de charges patronales : jusqu’à 547 € par salarié et par an Votre contribution aux Chèques-Vacances de chaque salarié est exonérée de charges sociales patronales dans la limite de 30 % du SMIC mensuel, soit 547 € par bénéficiaire en 2026. Pour un cabinet de 3 salariés, cela représente jusqu’à 1 641 € d’exonération de charges sur l’année. Non-imposable pour vos salariés La valeur des chèques reçus n’est pas intégrée dans leur revenu imposable, dans la limite d’un SMIC mensuel. C’est un avantage net, immédiat, que vos collaborateurs perçoivent vraiment. Déductible de votre bénéfice imposable La participation que vous versez pour vos salariés est intégralement déductible de votre résultat fiscal, que vous soyez en BNC, en société à l’IS ou à l’IR. Vous travaillez beaucoup : les vacances sont pour vous aussi Le Chèque-Vacances n’est pas qu’un outil comptable. C’est un titre de paiement nominatif, accepté dans plus de 115 700 enseignes partenaires partout en France. Hébergements, restaurants, transports (train, avion), loisirs sportifs, parcs, musées, agences de voyages… L’éventail couvre toutes les façons de se ressourcer. Deux formats coexistent : Le Chèque-Vacances Classic : un carnet de coupures papier (10 €, 20 €, 25 € ou 50 €), pratique pour régler sur place. Le Chèque-Vacances Connect : 100 % digital, utilisable directement depuis votre smartphone pour les réservations en ligne. Les deux peuvent être combinés. Et ils sont valables jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant leur émission, soit trois ans de durée de vie. En fin de validité, ils peuvent même être échangés contre des titres de même valeur. Vos collaborateurs s’investissent : récompensez-les, fidélisez-les Dans le secteur des professions libérales où la fidélisation des équipes est un enjeu réel, les Chèques-Vacances constituent un levier RH concret et peu coûteux. Contrairement aux augmentations de salaire, ils ne sont pas soumis aux charges sociales dans les plafonds définis. Ils ne se substituent pas à un élément de rémunération existant, mais s’y ajoutent. Pour un collaborateur qui touche l’équivalent de 547 € en Chèques-Vacances par an, cela représente plus d’un mois de pouvoir d’achat loisirs supplémentaire, sans impact sur sa tranche d’imposition. Pour vous, employeur, c’est un message fort : vous voyez le travail fourni, et vous y répondez concrètement. Dans un contexte de tension sur les recrutements dans de nombreux métiers, cet avantage peut faire la différence. Comment mettre en place le dispositif : 4 étapes Créez votre compte ANCV : Rendez-vous sur cheque-vacances.com et ouvrez votre compte en qualité de dirigeant de petite entreprise ou de travailleur indépendant. Des frais d’ouverture s’appliquent (25 € pour les structures de 1 à 19 salariés), mais des codes promotionnels ANCV permettent régulièrement de les réduire voire de les supprimer pour une première commande. Simulez votre commande : L’ANCV propose un simulateur en ligne qui vous aide à calculer la contribution optimale selon votre situation (nombre de bénéficiaires, revenus, tranche d’imposition). En moins de 5 minutes, vous obtenez une estimation de l’économie réalisable. Passez commande en respectant les plafonds : Commandez les titres en veillant à rester sous les seuils d’exonération : 547 € pour l’exonération sociale et 1 823 € pour l’exonération fiscale IR (chiffres 2026). Au-delà, les sommes supplémentaires sont soumises aux régimes classiques. Le règlement s’effectue par virement ou prélèvement, et la réception intervient sous 15 jours ouvrés environ. Remettez les titres et tracez la dépense : Pour vos salariés, remettez un reçu nominatif à chaque attribution. Pour vous-même en tant que dirigeant, une note interne suffit. Conservez les justificatifs trois ans. Votre expert-comptable intègre l’écriture en compte 647 (BNC) ou 6414 (sociétés). Un dispositif à portée solidaire Depuis plus de 40 ans, l’ANCV reverse les excédents générés par les Chèques-Vacances à des programmes d’action sociale, permettant à plus de 292 000 personnes en situation de fragilité de partir en vacances chaque année. En utilisant ce dispositif, vous participez aussi à cet élan collectif. En résumé : ce que vous gagnez AvantagePour vous (dirigeant)Pour vos salariésExonération charges socialesJusqu’à 547 €/anJusqu’à 547 €/salarié/anExonération IRJusqu’à 1 823 €/anNon imposable dans la même limiteDéductibilitéDu bénéfice BNC ou ISDu bénéfice employeurRéseau d’utilisation+115 700 enseignes+115 700 enseignesDurée de validité3 ans3 ans Vous méritez de vous ressourcer. Vos collaborateurs méritent d’être reconnus. Et votre cabinet mérite d’optimiser ses charges. Le Chèque-Vacances ANCV réunit ces trois objectifs en un seul dispositif. Pour en savoir plus ou simuler votre commande : cheque-vacances.com/petites-entreprises Cet article est publié à titre informatif. Les plafonds indiqués sont ceux en vigueur en 2026. Pour une application à votre situation personnelle, consultez votre expert-comptable ou votre association de gestion agréée (AGA). Les règles fiscales peuvent varier selon votre forme juridique et votre régime d’imposition.
Professions Libérales en France : Un Pilier Économique Qui Mérite d’Être Défendu juin 2, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Professions Libérales en France : Un Pilier Économique Qui Mérite d’Être Défendu Il y a des chiffres qui parlent, et des chiffres qui interpellent. Ceux des professions libérales font les deux à la fois. Plus de 1,71 million d’entreprises en France. Près de 3 millions d’actifs. 5 millions de Français conseillés, soignés ou défendus chaque jour. Et pourtant, ce secteur qui représente plus d’une entreprise sur trois dans notre pays reste trop souvent invisible dans les grands arbitrages politiques, fiscaux et sociaux. C’est pour corriger cette invisibilité que la CNPL existe. C’est pour cela qu’il faut la rejoindre et la renforcer. Un Secteur d’une Ampleur Économique Méconnue Commençons par poser les faits. La France libérale, c’est un poids économique et social considérable que les discours publics sous-estiment chroniquement. Médecins, avocats, architectes, kinésithérapeutes, notaires, experts-comptables, psychologues, sages-femmes, ostéopathes, diététiciens, sophrologues, professionnels du bien-être… La liste est longue, diverse, et profondément ancrée dans la vie de chaque Français. Les 1,71 million d’entreprises libérales que compte la France représentent plus du tiers de l’ensemble des entreprises françaises — soit 28,6 % d’entre elles. Parmi elles, 98,5 % sont des TPE de moins de 10 salariés, qui emploient collectivement plus de 1,3 million de salariés directs. Le secteur génère un chiffre d’affaires moyen de 114 973 € par entreprise individuelle, un indicateur de vitalité économique réelle, non spéculative. Ce qui rend ce secteur encore plus remarquable, c’est son évolution. Entre 2013 et 2022, les emplois libéraux ont progressé de +56 % — une dynamique qui traverse les crises, y compris la crise sanitaire. Ces emplois sont qualifiés, non délocalisables, et présentent une mixité exemplaire : 52,8 % de femmes, 47,2 % d’hommes, avec même 60,4 % de femmes dans le secteur de la santé. La profession libérale n’est pas le vieux modèle patriarcal qu’on imagine encore parfois : c’est un secteur moderne, féminin, en croissance. Enfin, et c’est le chiffre qui dit tout de l’utilité sociale du secteur : chaque jour, 5 millions de Français font appel à un professionnel libéral pour se soigner, se défendre ou se faire conseiller. Ce sont des millions d’interactions qui tissent le lien de confiance entre des experts engagés et leurs concitoyens. Récapitulatif des chiffres clés IndicateurChiffre cléEntreprises libérales1,71 millionPart dans les entreprises françaises28,6 %Actifs totaux (indépendants + salariés)~3 millionsDont salariés directs1,3 millionTPE (< 10 salariés)98,5 %Croissance emplois 2013–2022+56 %Part de femmes dans le secteur52,8 %Français accompagnés chaque jour5 millionsCA moyen par entreprise individuelle114 973 € Un Secteur Sous Pression Constante Mais voilà le paradoxe : plus les professions libérales sont indispensables, plus elles semblent être dans le viseur de réformes qui fragilisent leurs conditions d’exercice. Les années récentes en témoignent. La réforme de l’assiette des cotisations sociales, portée dans le cadre du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS), illustre parfaitement ce problème structurel. Depuis 2024, la CNPL s’y oppose fermement — non par conservatisme, mais parce que cette réforme ne corrige pas une injustice : elle en crée de nouvelles. En 2026, le gouvernement persiste dans une orientation qui augmente les cotisations de nombreux professionnels libéraux sous couvert de justice fiscale, sans concertation réelle avec les caisses autonomes ni avec les représentants du secteur. C’est inacceptable. Ce n’est pas un cas isolé. Les professions libérales font régulièrement face à des réformes conçues sans elles : dispositifs fiscaux qui ignorent leurs spécificités, décisions de politique de santé ou juridique qui bouleversent leur modèle économique sans compensation, exclusion structurelle de l’assurance chômage pour les indépendants. La formation professionnelle, la représentation dans les organismes paritaires, la gestion de la retraite via la CIPAV… chaque dossier est un terrain de bataille permanent. Sans représentation organisée, ces réformes passent sans que les intérêts des libéraux soient pris en compte. C’est précisément là que réside l’enjeu d’une organisation comme la CNPL. La CNPL : Plus de 50 Ans de Combat au Quotidien Fondée il y a plus d’un demi-siècle, la Chambre Nationale des Professions Libérales est l’une des organisations les plus anciennes et les plus structurées du secteur. Forte aujourd’hui de plus de 60 000 professionnels engagés, elle fédère des syndicats représentant des dizaines de métiers au sein de quatre grands secteurs : la santé, le droit, le cadre de vie et le bien-être, et les professions techniques. Ce que fait la CNPL concrètement, c’est porter la voix des professionnels libéraux là où se prennent les décisions : Au sein du CPSTI (Conseil de la Protection Sociale des Travailleurs Indépendants) Dans les CESER — Conseils Économiques, Sociaux et Environnementaux Régionaux Lors des négociations avec les CAF, l’URSSAF, les CPAM Aux élections à la CIPAV : en décembre 2025, la liste soutenue par la CNPL a remporté 12 sièges d’administrateurs C’est cela, la valeur d’une structure de représentation sérieuse : transformer la colère dispersée en action coordonnée et efficace. Un professionnel libéral isolé n’a pas le temps — ni les ressources — de suivre les évolutions du PLFSS, de répondre aux consultations publiques, de se présenter aux élections professionnelles, de former des recours. La CNPL le fait à sa place, avec lui, pour lui. Les services concrets proposés aux membres et syndicats adhérents incluent : Veille réglementaire et juridique en temps réel Soutien structurel aux syndicats membres Ressources, formations et accompagnement à la transition numérique Réseau national et solidarité interprofessionnelle Pourquoi Rejoindre la CNPL Aujourd’hui ? Un acte de cohérence professionnelle Si vous exercez en libéral, vous bénéficiez chaque jour — souvent sans le savoir — des combats menés par des organisations comme la nôtre. Chaque texte repoussé, chaque réforme amendée, chaque siège obtenu dans un conseil d’administration : c’est une victoire collective dont vous profitez individuellement. Adhérer, c’est cesser d’être passager clandestin et devenir partie prenante de votre propre avenir professionnel. Un investissement stratégique Le rapport de force avec les pouvoirs publics se mesure, entre autres, au nombre d’adhérents et à la légitimité démocratique d’une organisation. Chaque professionnel supplémentaire qui rejoint la CNPL renforce notre capacité à obtenir des résultats concrets — lors des élections, lors des négociations, lors des consultations législatives. Une transversalité rare dans le paysage syndical La CNPL n’est pas l’organisation d’une seule profession. Elle est le lieu où le médecin, l’avocat, le sophrologue, l’expert-comptable et l’architecte se retrouvent autour d’un enjeu commun : défendre les conditions d’un exercice libre, responsable et viable. Cette transversalité est une richesse rare dans un paysage syndical souvent compartimenté. Comment rejoindre la CNPL ? En 3 étapes simples : Adhérez via le formulaire en ligne sur cnpl.org Rejoignez le syndicat de votre profession au sein du réseau CNPL Participez aux actions, consultations et mobilisations qui défendent vos intérêts Une Urgence, Pas une Option Les prochaines années seront déterminantes pour l’avenir des professions libérales en France. Réformes de la protection sociale, pression fiscale, transformation numérique des métiers, désertification médicale, accès aux soins et aux services : autant de terrains où il faudra être présents, organisés et audibles. La CNPL a prouvé qu’elle savait être à la hauteur. Avec plus de 50 ans d’histoire, des victoires récentes et concrètes, et une organisation structurée à l’échelle nationale, elle dispose de tous les outils pour continuer à faire entendre la voix des libéraux. Mais une chambre n’est forte que de ses membres. Et un mouvement ne grandit que si ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs font le choix de s’engager. 1,71 million d’entreprises. 3 millions d’actifs. 5 millions de Français servis chaque jour. C’est notre réalité. Notre poids. Notre responsabilité. Il est temps de la défendre ensemble. Pour rejoindre la CNPL et adhérer à un syndicat membre, rendez-vous sur cnpl.org
Présentation de Henry Lacroix, vice-président du CPSTI PACA juin 1, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Présentation de Henry Lacroix, vice-président du CPSTI PACA Après deux mandats en tant que vice-président en région Auvergne-Rhône-Alpes (AURA), où il représentait la CNPL, Henry Lacroix a poursuivi son engagement au service des professions libérales en s’installant en région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Forte de son expérience et de son implication, la CNPL lui a renouvelé sa confiance en le nommant conseiller au sein du CPSTI PACA. Depuis le 20 janvier 2026, mandaté par la CNPL, Henry Lacroix occupe la fonction de vice-président du CPSTI région PACA. À ce titre, il joue un rôle clé dans la gouvernance régionale et la représentation des professions libérales. Il est également membre élu de la Commission de Recours Amiable (CRA), où il intervient sur les dossiers de recours, contribuant à une meilleure équité dans le traitement des situations des travailleurs indépendants. Par ailleurs, il a été désigné chef de file CNPL des conseillers PACA, assurant la coordination et la cohérence des actions des représentants sur le territoire. Les conseillers CNPL sont activement impliqués dans différentes instances : CASS (titulaires et suppléants) ; CRA (titulaires et suppléants) ; Représentation au sein des CPAM des départements 83 et 13. Dans cette région stratégique, son rôle de vice-président est d’autant plus central que la gouvernance est partagée avec le président, Quenoun, représentant la CPME. Cette organisation nécessite une forte coordination avec les partenaires institutionnels, dans un contexte où le président est particulièrement mobilisé par d’autres responsabilités. Sur le terrain, Henry Lacroix assure notamment une présence active dans les départements des Alpes-Maritimes (06) et du Var (83), afin d’être au plus proche des réalités locales. Au travers de ses différentes fonctions, Henry Lacroix met son expérience et son engagement au service des professionnels libéraux de la région PACA. Son action contribue à renforcer la représentation des travailleurs indépendants et à défendre leurs intérêts auprès des différentes instances régionales et nationales.
Facturation électronique : Ce que les professions libérales doivent anticiper dès maintenant mai 28, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Facturation électronique : Ce que les professions libérales doivent anticiper dès maintenant Nous sommes à moins de 100 jours de l’entrée en vigueur de la réforme de la facturation électronique qui constitue l’un des chantiers fiscaux et administratifs majeurs des années 2026 et 2027 en France. Longtemps perçue comme un sujet réservé aux grandes entreprises, elle concerne désormais tous les acteurs économiques, et ce quels que soient leur taille et leur régime fiscal, y compris les professions libérales règlementées ou non : avocats, médecins, consultants, architectes, experts-comptables, formateurs, professions paramédicales, bureaux d’études, cadre de vie, etc. Cette réforme ne se limite pas à l’envoi de factures au format PDF par e-mail. Elle instaure un nouveau mode de transmission des factures et des données de facturation, via des plateformes agréées (PA) avec des obligations progressives à compter du 1er septembre 2026 pour la réception et du 1er septembre 2027 pour l’émission. Les objectifs de la réforme La généralisation de la facturation électronique poursuit plusieurs objectifs poursuivis par l’Etat : lutter contre la fraude à la TVA ; simplifier les obligations déclaratives ; améliorer le suivi en temps réel de l’activité économique ; automatiser les traitements comptables et administratifs ; réduire les délais de paiement et les erreurs de saisie. Pour les professionnels libéraux, cette réforme représente également une opportunité de moderniser la gestion administrative du cabinet : centralisation des flux, automatisation de la comptabilité, meilleure traçabilité des paiements et réduction du papier. Qui est concerné ? La réforme concerne toutes les entreprises assujetties à la TVA établies en France, y compris les professions libérales, quelle que soit leur taille ou leur régime fiscal. Sont donc concernés notamment : les professionnels exerçant en BNC ; les sociétés d’exercice libéral (SEL, SCP, SCM, etc.) ; les micro-entrepreneurs assujettis à la TVA ; les cabinets individuels ou structures pluridisciplinaires. des SCI (sauf exception) des loueurs en meublés non professionnels Certaines activités exonérées de TVA restent toutefois soumises à certaines obligations, notamment pour la réception des factures électroniques ou la transmission de données via le e-reporting : médecins, activités para-médicales, auto-entrepreneurs en dessous des seuils de franchise de TVA… Deux notions à distinguer : e-invoicing et e-reporting Le e-invoicing : Le e-invoicing correspond à la facturation électronique obligatoire entre entreprises françaises assujetties à la TVA (ce que l’on appelle B2B domestique). Dans ce cas, les factures devront obligatoirement transiter par une plateforme agréée et respecter un format structuré permettant leur traitement automatique. Le e-reporting : Le e-reporting concerne les opérations non couvertes par le e-invoicing : ventes à des particuliers (ce que l’on appelle B2C) ; opérations internationales ; certaines prestations exonérées de TVA. Dans ce cas, les données de transaction à compter du 1er septembre 2027, devront être transmises périodiquement à l’administration fiscale via une plateforme agréée. Cette obligation concerne de nombreuses professions libérales travaillant avec des particuliers ou des clients étrangers. Le calendrier officiel À compter du 1er septembre 2026 : Toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques, même si le nombre de factures reçues par an est faible. À cette même date, seules les grandes entreprises et les ETI devront également émettre obligatoirement leurs factures au format électronique. À compter du 1er septembre 2027 : Toutes les entreprises concernées (PME, TPE, micro-entreprises et professions libérales) devront émettre leurs factures électroniques pour leurs opérations B2B domestiques. En pratique, même les professionnels qui n’émettent que peu de factures devront être prêts bien avant cette échéance. Les modalités pratiques de mise en œuvre 1. Choisir une plateforme agréée (PA avant le 1er septembre 2026 : Le choix d’une PA est obligatoire et ce, au plus tard le 1er septembre 2026 pour être en mesure de recevoir dès cette date les factures électroniques émises par les grandes entreprises assujetties à l’obligation d’émettre les factures électroniques : fournisseurs d’énergie, de téléphonie… Les factures ne pourront plus être simplement envoyées par e-mail sous forme de PDF classique. Chaque entreprise devra passer par une Plateforme Agréée de facturation électronique (anciennement PDP – Plateforme de Dématérialisation Partenaire). Ces plateformes auront pour rôle : de recevoir les factures fournisseurs ; d’émettre les factures ; de transmettre les données fiscales à l’administration ; d’assurer la conformité des échanges. Le Portail Public de Facturation (PPF) conservera essentiellement un rôle d’annuaire et de centralisation des données. 2. Vérifier la compatibilité des outils Pour faire le bon choix, il est recommandé de vérifier la compatibilité des logiciels de facturation et de gestion avec les nouveaux formats structurés : Factur-X ; UBL ; CII. Le format Factur-X devrait devenir le standard le plus répandu pour les petites structures car il combine un PDF lisible et des données XML exploitables automatiquement. Il est donc recommandé d’anticiper dès maintenant : l’audit des logiciels utilisés ; les interfaces avec le cabinet comptable ; les procédures internes de validation et d’archivage. 3. Organiser les flux entrants et sortants Les professions libérales devront adapter leurs processus : Réception des factures À partir du 1er septembre 2026, toutes les factures fournisseurs devront être reçues via une plateforme agréée (dans un premier temps, cela concernera les factures émises par les grandes entreprises telles que les fournisseurs d’énergie, de téléphonie, et progressivement cela concernera l’intégralité des fournisseurs au plus tard le 1er septembre 2027). Cela implique : une centralisation des factures ; une validation numérique ; une conservation sécurisée des documents. Émission des factures C’est au plus tard le 1er septembre 2027 que pour la plupart des professions libérales, les factures B2B devront obligatoirement être émises électroniquement via une plateforme. Il s’agit des factures faites à destination des professionnels, par exemple un avocat à un médecin, un expert-comptable à un architecte… Un simple PDF transmis par e-mail ne sera plus considéré comme une facture électronique conforme. Quels impacts pour les professions libérales ? Les conséquences concrètes sont nombreuses : adaptation des logiciels de facturation ; évolution des méthodes de travail ; formation des collaborateurs ; sécurisation des flux ; automatisation des écritures comptables ; amélioration du suivi des règlements. Pour certaines professions réglementées (santé, juridique, conseil), une attention particulière devra être portée à la confidentialité des données transmises. Comment choisir sa plateforme agréée ? Plusieurs critères doivent être étudiés : compatibilité avec le logiciel actuel ; simplicité d’utilisation ; coût de l’abonnement ; gestion du e-reporting ; intégration avec l’expert-comptable ; archivage sécurisé ; accompagnement et support technique. Il est fortement conseillé d’anticiper le choix de la plateforme afin d’éviter une mise en conformité précipitée. Les sanctions en cas de non-conformité Le législateur a prévu plusieurs sanctions financières. Notamment, la loi de finances pour 2026 a instauré une sanction spécifique en cas d’absence de recours à une Plateforme Agréée (PA) pour la réception des factures électroniques.L’entreprise défaillante fera d’abord l’objet d’une mise en demeure de se conformer à ses obligations dans un délai de trois mois. En l’absence de régularisation, une amende de 500 € sera appliquée. Si le manquement persiste après une nouvelle période de mise en demeure de trois mois, une amende de 1 000 € sera prononcée, renouvelable tous les trois mois jusqu’à régularisation. Par ailleurs pour la phase émission, les principales pénalités sont : 15 € par facture non conforme, avec un plafond annuel ; 250 € par transmission manquante concernant le e-reporting ; Au-delà des sanctions fiscales, des factures non conformes pourront être refusées par les clients, entraînant des retards de paiement et des difficultés de trésorerie. Les bonnes pratiques pour anticiper Afin de préparer sereinement cette réforme, les professions libérales ont intérêt à : cartographier leurs flux de facturation ; identifier les opérations concernées par le e-invoicing et le e-reporting ; vérifier la compatibilité des outils actuels ; choisir une plateforme agréée ; former les équipes ; tester les nouveaux processus avant les échéances officielles. Conclusion La facturation électronique va profondément transformer les habitudes administratives des professions libérales. L’échéance du 1er septembre 2026 est toute proche, les cabinets ont tout intérêt à anticiper dès maintenant leur mise en conformité. Cette réforme ne doit pas être perçue uniquement comme une contrainte réglementaire : elle peut également devenir un levier d’automatisation, de sécurisation des flux et d’optimisation de la gestion du cabinet. Ne perdez plus de temps, et n’hésitez pas à faire appel à votre cabinet d’expertise comptable ou à votre organisme de gestion pour vous faire accompagner, à près de 100 jours de l’entrée en vigueur de la réforme. Professionnels libéraux, votre expertise mérite d’être reconnue, représentée et défendue.Participez à notre webinaire pour découvrir les initiatives engagées pour vos métiers et contribuer, vous aussi, à porter une vision forte et structurée de nos professions. Webinaire du 17 juin – 17h30-18/30 Présentation des enjeux de la facturation électronique pour l’ensemble des professions libérales : https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3ameeting_OTVkOTljMTYtMWQyZi00NzdiLTk1NGEtOGNlNDlhYTJmOWFk%40thread.v2/0?context=%7b%22Tid%22%3a%22b60bb42e-3c39-45fb-a912-e29160827a04%22%2c%22Oid%22%3a%22b4c591de-22a8-48ff-8b7d-02b34de081f9%22%7d Webinaire du 18 juin : 17h30-18/30 Présentation des enjeux de la facturation électronique pour les professions de santé https://teams.microsoft.com/l/meetup-join/19%3ameeting_ZWZjZmY4Y2MtNThmNy00ZGJjLTk5MzctZWM3NTNlMTlhZjY3%40thread.v2/0?context=%7b%22Tid%22%3a%22b60bb42e-3c39-45fb-a912-e29160827a04%22%2c%22Oid%22%3a%22b4c591de-22a8-48ff-8b7d-02b34de081f9%22%7d Béchir Chebbah Président de l’UNASA 12-05-2026
Elections professionnelles : la concertation doit être respectée mai 26, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Elections professionnelles : la concertation doit être respectée Chambre Nationale des Professions Libérales : Secteur Santé Les syndicats représentatifs siégeant à la Chambre Nationale des Professions Libérales : Secteur Santé souhaitent affirmer leur position unanime sur la future mesure de la représentativité des syndicats dans le domaine de la santé. Le texte de loi rédigé avec cet article unique répond aux attentes de nos syndicats et respecte de longs mois de concertation. Les modifications proposées par amendements n’ont pas fait l’objet de consultations et sont contraires aux objectifs de clarification et de simplification demandés. Nous sommes totalement opposés à ces propositions de modifications du texte initial. Le retard pris pour obtenir l’équilibre sur ce texte a conduit à prolonger le mandat des membres actuels des URPS d’un an et demi, ce qui est déjà considérable, et tout retard supplémentaire pourrait conduire à une impasse. Nous demandons à la commission de ne pas donner un avis favorable à tous ces amendements.
Pourquoi adhérer à un syndicat libéral ? 7 bonnes raisons de franchir le pas mai 22, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Pourquoi adhérer à un syndicat libéral ? 7 bonnes raisons de franchir le pas En France, les professions libérales représentent un pilier essentiel de l’économie et du tissu social : médecins, avocats, architectes, experts-comptables, ostéopathes, kinésithérapeutes, formateurs, sophrologues, réfléxologues, Naturopathes… Pourtant, nombreux sont ceux qui hésitent encore à rejoindre un syndicat professionnel. Manque de temps, méconnaissance des avantages, sentiment d’isolement ou simple inertie les freins sont bien connus. Et si adhérer à un syndicat libéral, comme ceux fédérés par la CNPL (Chambre Nationale des Professions Libérales), était l’une des meilleures décisions professionnelles que vous puissiez prendre ? Voici 7 raisons concrètes qui méritent toute votre attention. 1. Être défendu face aux évolutions législatives et réglementaires Les professions libérales sont soumises à un cadre réglementaire en constante évolution : nouvelles lois de santé, réformes fiscales, modifications des conditions d’exercice, évolutions des régimes de retraite, facturation élecxtronique… Naviguer seul dans ce maquis juridique est non seulement épuisant, mais potentiellement risqué. Un syndicat libéral assure une veille réglementaire permanente et vous alerte dès qu’une mesure vous concerne. Mieux encore, il intervient directement auprès des pouvoirs publics pour défendre vos intérêts avant même que les textes ne soient adoptés. La CNPL, représentée dans les instances nationales telles que le CPSTI, le CESER, …. incarne cette capacité d’action concrète et structurée. 2. Peser dans les décisions qui vous concernent Seul, votre voix porte peu. Ensemble, elle résonne jusqu’aux plus hautes sphères décisionnelles. C’est l’un des principes fondamentaux du syndicalisme : la force du collectif. Adhérer à un syndicat libéral, c’est rejoindre une organisation représentative qui dispose d’un accès direct aux interlocuteurs institutionnels. Avec plus de 60 000 professionnels engagés au sein de la CNPL, la représentativité est réelle et mesurable. Cette masse critique permet de siéger dans les commissions paritaires, de négocier les conventions collectives et d’influencer les politiques publiques qui façonnent votre environnement professionnel. 3. Bénéficier d’un accompagnement juridique et administratif Un conflit avec un patient, un litige contractuel, une procédure disciplinaire ou une mise en cause de votre responsabilité professionnelle : ces situations peuvent survenir à tout moment, souvent de façon imprévisible. Sans soutien, les conséquences financières et morales peuvent être lourdes. Les syndicats affiliés à la CNPL offrent à leurs adhérents un accès à des conseils juridiques spécialisés, une assistance dans les démarches administratives complexes, et un appui en cas de contentieux. C’est un filet de sécurité précieux pour tout professionnel libéral, quelle que soit sa discipline. 4. Accéder à des formations et à une montée en compétences continue L’excellence professionnelle exige une formation permanente. Les professions libérales, notamment dans les secteurs de la santé, du juridique, du technique et du cadre de vie et du bien-être, sont tenues de maintenir et d’actualiser leurs compétences tout au long de leur carrière. Adhérer à un syndicat libéral, c’est souvent accéder à un catalogue de formations à tarifs préférentiels, à des webinaires thématiques, à des journées de congrès professionnels et à des ressources documentaires actualisées. Un investissement en compétences qui se rentabilise rapidement dans la pratique quotidienne. 5. Rompre l’isolement et intégrer un réseau professionnel solide L’exercice libéral est souvent synonyme de solitude professionnelle. On gère tout : les patients ou clients, la comptabilité, les imprévus, le développement de son activité. Cette charge, cumulée à l’absence de collègues proches, peut peser sur la motivation et le moral. Rejoindre un syndicat libéral, c’est intégrer une communauté de pairs partageant les mêmes réalités de terrain. C’est échanger des bonnes pratiques, trouver des mentors, tisser des partenariats, et parfois simplement savoir que l’on n’est pas seul. Ce réseau de proximité constitue l’une des valeurs ajoutées les plus sous-estimées de l’adhésion syndicale. 6. Contribuer à valoriser l’image des professions libérales Les professions libérales jouent un rôle crucial dans la société française, mais leur contribution n’est pas toujours reconnue à sa juste valeur. Face aux idées reçues, aux comparaisons avec les salariés et aux critiques parfois infondées, un discours organisé et cohérent est indispensable. La CNPL et les syndicats qui lui sont affiliés s’emploient à mettre en lumière le rôle essentiel des professionnels libéraux dans l’économie nationale : création de valeur, proximité territoriale, innovation, accès aux soins et aux services. En adhérant, vous participez activement à cette mission de valorisation collective. 7. Bénéficier de services exclusifs à forte valeur ajoutée Au-delà de la représentation et du soutien institutionnel, les syndicats libéraux proposent à leurs membres une gamme de services concrets : assurances professionnelles négociées, outils de gestion, solutions de financement, accès à des mutuelles avantageuses, ou encore des partenariats avec des prestataires spécialisés. Ces services exclusifs représentent souvent une économie réelle supérieure au montant de la cotisation annuelle. Autrement dit, adhérer peut littéralement être rentable dès la première année, en plus de tous les autres bénéfices immatériels déjà évoqués. En résumé : l’engagement syndical, un choix stratégique Adhérer à un syndicat libéral n’est pas un acte militant au sens classique du terme. C’est avant tout une décision rationnelle et stratégique, au service de votre activité, de votre sécurité professionnelle et de l’avenir de votre secteur. Que vous exerciez dans la santé, le droit, le cadre technique, le bien-être, la CNPL et ses syndicats membres vous offrent un cadre de représentation, de soutien et de développement adapté à vos réalités terrain. Plus de 60 000 professionnels libéraux ont déjà fait ce choix. Pourquoi pas vous ? Rejoignez un des syndicats de la CNPL et donnez une nouvelle dimension à votre engagement professionnel. www.cnpl.fr Vous pouvez également rejoindre l’Alliance Nationale des Professions Libérales, une organisation engagée dans la défense et la représentation des professions libérales et des travailleurs indépendants. Créée sous l’impulsion de la Chambre Nationale des Professions Libérales, l’ANPL porte les enjeux économiques, sociaux et réglementaires des professionnels de proximité auprès des pouvoirs publics. Elle agit en faveur des métiers de la santé, du droit, des professions techniques et du cadre de vie, tout en défendant un exercice libéral indépendant, responsable et accessible sur l’ensemble du territoire. Pour renforcer cette représentativité et soutenir les actions menées au quotidien en faveur des professionnels libéraux, vous pouvez adhérer directement via le site officiel de l’ANPL : https://anpl.fr/
La CNPL réaffirme son engagement pour l’avenir des ostéopathes et des professions libérales de la santé et du bien-être mai 22, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on La CNPL réaffirme son engagement pour l’avenir des ostéopathes et des professions libérales de la santé et du bien-être La Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) informe les ostéopathes que l’organisation Ostéopathes de France (ODF) ne fait désormais plus partie de la CNPL, à la suite d’une décision adoptée à l’unanimité par les instances de gouvernance de la Chambre dans le cadre de ses statuts et de son fonctionnement interne. L’organisation ODF a notamment été radiée en raison des publicités trompeuses figurant sur son site et indiquant à tort qu’elle aurait intégré l’ensemble des organismes de dialogue avec l’État alors qu’elle ne dispose à ce tire d’aucune représentativité. Cette décision est intervenue après plusieurs échanges et procédures internes menées au sein de la CNPL. La CNPL souhaite rappeler plusieurs éléments importants afin d’éviter toute confusion auprès des professionnels : Les désignations au sein de certains organismes nationaux et régionaux (CPSTI, CRPPL, CNAF, CNS, CESER…) relèvent exclusivement des règles de représentativité prévues par les textes réglementaires applicables. Les mandats exercés dans ces instances sont réalisés au nom de la CNPL lorsqu’ils sont attribués dans le cadre de sa représentativité reconnue. Les professionnels actuellement mandatés conservent la possibilité de poursuivre leur engagement au sein des instances concernées dans le respect des règles en vigueur. La CNPL tient également à préciser que les ostéopathes continuent d’être représentés en son sein à travers plusieurs organisations professionnelles membres. Mais au-delà des sujets de représentation et des mandats, la CNPL souhaite surtout réaffirmer son engagement pour l’avenir des ostéopathes et plus largement des professions libérales de la santé, du bien-être et de l’accompagnement. Aujourd’hui, les ostéopathes, comme de nombreux professionnels, font face à des enjeux majeurs : difficultés d’installation ; concurrence désorganisée ; manque de structuration du secteur ; difficultés économiques ; nécessité d’améliorer la reconnaissance des pratiques ; besoin de mieux informer les usagers ; accès à la formation professionnelle ; protection sociale et retraite ; conformité réglementaire et juridique ; évolution des attentes des patients et des plateformes numériques. La CNPL poursuivra donc activement son travail afin de : accompagner la structuration du secteur ; soutenir les étudiants et futurs professionnels dans leur création d’activité ; accompagner les professionnels dans leurs obligations réglementaires, notamment RGPD, médiation de la consommation et conformité juridique ; défendre l’accès aux fonds de formation et à une meilleure protection sociale ; continuer à soutenir les travaux autour des interventions non médicamenteuses et des approches complémentaires ; renforcer les échanges avec les acteurs du secteur de la santé afin de mieux faire connaître l’ostéopathie et l’intérêt de la complémentarité dans les parcours de soins ; poursuivre le dialogue avec les syndicats de médecins, les autres professions de santé et les professions libérales représentées à la CNPL afin de favoriser une meilleure reconnaissance de l’ostéopathie et de ses bénéfices pour les usagers ; soutenir un meilleur référencement et une information plus claire des usagers sur les plateformes de prise de rendez-vous ; poursuivre le dialogue avec les mutuelles concernant les remboursements et l’accès aux soins ; accompagner les professions dans la prévention des dérives sectaires et la protection des usagers. La Chambre continuera également à travailler aux côtés des ostéopathes, chiropracteurs, étiopathes, psychologues et professionnels de la Santé et du bien-être afin de défendre leurs intérêts communs et favoriser une meilleure coopération entre les professions. La CNPL reste convaincue que les professions libérales ont tout à gagner à travailler ensemble dans un esprit de dialogue, de structuration et de représentation collective. Les fédérations, associations et syndicats partageant cette volonté de construire et structurer durablement leurs métiers sont invités à échanger avec la CNPL afin de développer des projets communs au service des professionnels et des usagers. La CNPL est notamment très investie dans l’engagement de remboursement par les mutuelles des soins d’ostéopathie. La loi de financement de la Sécurité Sociale ayant en effet règlementée les capacités de remboursement des mutuelles. Les négociations désormais bien avancées, sont susceptibles d’écarter ce danger. Ensemble, nous serons plus rapidement entendus et plus efficacement représentés. Plusieurs projets structurants et annonces importantes concernant les professions libérales, les métiers du bien-être et les approches complémentaires seront prochainement présentés.
Liberlo : structurer, sécuriser et faciliter l’accès vers une approche intégrative de la santé mai 22, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Liberlo : structurer, sécuriser et faciliter l’accès vers une approche intégrative de la santé Depuis sa création, Liberlo défend une conviction forte : les pratiques complémentaires ont toute leur place dans le parcours de santé, à condition d’être accessibles, encadrées et exercées avec rigueur. Dans un secteur encore en structuration, notre positionnement n’a jamais varié. Il repose sur une exigence claire : faciliter et sécuriser l’accès aux pratiques complémentaires pour tous, en s’appuyant sur un réseau de praticiens vérifiés. Filiale du groupe APICIL, acteur majeur de la protection sociale en France, Liberlo inscrit cette exigence dans une vision de long terme : contribuer à une santé plus globale, plus préventive et mieux encadrée. Une demande en forte croissance… encore insuffisamment structurée L’essor de la médecine intégrative s’inscrit dans une transformation profonde des attentes des usagers. Aujourd’hui, près de 7 Français sur 10 ont déjà eu recours à une pratique complémentaire (Harris Interactive), et dans certaines pathologies chroniques, ce chiffre peut dépasser 60 à 80 % (INCa étude hospitalières) .Dans le même temps : Près de 60 % des patients souhaitent que leur médecin les oriente vers des pratiques complémentaires (Inserm) Mais seuls 20 à 30 % des médecins se sentent en mesure de le faire aujourd’hui (Harris) Ce décalage est révélateur d’un enjeu clé : l’absence de repères clairs et de garanties fiables pour orienter les patients en toute confiance. Structurer le secteur : au-delà des discours, des standards Face à cet enjeu, la structuration du secteur ne peut pas reposer uniquement sur des engagements déclaratifs. C’est tout le sens de la démarche engagée avec l’AFNOR autour de la création d’une norme dédiée aux activités de bien-être. Une norme volontaire, mais structurante, qui vise à : Encadrer les compétences et les niveaux de formation Améliorer la qualité de service Renforcer la reconnaissance professionnelle Créer des référentiels communs pour l’ensemble du secteur En soutenant activement cette initiative, Liberlo fait un choix clair : passer d’un marché de promesses à un marché de preuves. De l’engagement à l’action : la différence Liberlo Là où de nombreux acteurs se positionnent comme de simples plateformes de mise en relation, Liberlo a fait un choix différent : celui de la responsabilité. Chaque praticien référencé fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux, intégrant : La vérification manuelle des certifications et formations grâce à des référentiels métiers co-construits avec les syndicats et fédérations professionnels L’analyse des pratiques exercées et l’établissement d’une charte éthique Un ancrage institutionnel fort… au service du concret Liberlo est partenaire de la CNPL et impliqué au sein du secteur Cadre de vie et bien-être, aux côtés des acteurs qui œuvrent à la reconnaissance du secteur. Mais au-delà de l’affiliation, notre approche consiste à transformer ces engagements en standards opérationnels : Présence et participation aux discussions institutionnelles au Sénat autour de « l’avenir des pratiques non médicamenteuses » et sur comment « pourquoi et comment sécuriser l’introduction des pratiques de santé » en présence de Mme la sénatrice Laurence Muller-Bronn. Soutenir l’intégration des pratiques complémentaires dans les parcours de santé (Membre du GETCOP) Participer activement à la structuration économique et réglementaire du secteur (partenaire de la CNPL) Dans un environnement où la légitimité se construit, l’enjeu n’est pas seulement d’être présent dans les instances, mais d’agir concrètement sur le terrain.. Accélérer la reconnaissance auprès du grand public La structuration passe aussi par la pédagogie. C’est pourquoi Liberlo a investi plus de 4 millions d’euros dans un plan média ambitieux, avec un objectif clair : faire évoluer les perceptions et installer durablement la place des pratiques complémentaires dans le paysage de santé. A travers ce plan média d’envergure nationale, Liberlo a pour ambition de diriger le grand public vers les praticiens qui disposent des formations des plus rigoureuses du marché. Cet investissement traduit une conviction forte : la reconnaissance du secteur passera autant par la qualité des pratiques que par leur compréhension par le grand public. Dans cette dynamique, Liberlo a également été identifié pour participer à l’étude de tendances menée par M6 Unlimited, aux côtés d’autres acteurs clés, afin d’analyser les évolutions profondes du rapport des Français à la santé et au bien-être. Cette contribution s’inscrit dans la continuité de notre mission : éclairer, structurer et accompagner un changement de paradigme, où les individus deviennent pleinement acteurs de leur santé, dans un cadre plus lisible, plus sécurisé et plus exigeant. Une exigence comme ligne directrice Dans un marché en pleine transformation, Liberlo fait le choix de la rigueur. Soutenir la normalisation, vérifier les praticiens, s’engager aux côtés des institutions, investir massivement pour faire évoluer les usages : autant d’actions qui traduisent une même ambition. Faire de l’exigence un standard, pour permettre à chacun — patients comme professionnels de santé — d’accéder en toute confiance aux pratiques complémentaires. A propos de Liberlo Fondée à Lyon en 2021, filiale du groupe APICIL 3e groupe mutualiste et de protection sociale en France, Liberlo est la solution de gestion tout-en-un dédiée aux praticiens de pratiques complémentaires, regroupant plus de 2 500 praticiens vérifiés dans 70 disciplines (sophrologie, naturopathie, hypnose, réflexologie, ostéopathie, etc.). Elle s’engage à fiabiliser les pratiques, à accompagner les praticiens dans leur développement, et à faciliter l’accès à des solutions de prévention pour tous. En 2025 ce sont 1 500 000 recherches de praticiens réalisés sur le site et plus de 150 000 RDV pris.
La CNPL dit non à la fin des CESER : non au vide démocratique, oui à la démocratie sociale et participative sur les territoires avril 21, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on La CNPL dit non à la fin des CESER : non au vide démocratique, oui à la démocratie sociale et participative sur les territoires La Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) réaffirme avec force une position constante : non à la suppression des CESER, non au vide démocratique sur les territoires, oui au respect de la démocratie sociale et participative. L’adoption définitive, les 14 et 15 avril 2026, de la loi de simplification de la vie économique marque un tournant préoccupant. Derrière un objectif affiché de simplification, c’est une atteinte directe aux équilibres démocratiques territoriaux qui se dessine. Une suppression actée dans des conditions contestables La suppression des Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) a été introduite tardivement, lors de la Commission Mixte Paritaire, sans figurer dans les versions initiales du texte ni de l’Assemblée nationale ni du Sénat. Cette méthode interroge profondément. Elle s’apparente à ce que de nombreux acteurs qualifient de cavalier législatif, c’est-à-dire une mesure introduite sans lien direct avec l’objet de la loi. Les CESER deviennent ainsi les victimes collatérales d’un texte économique, alors même que leur rôle relève pleinement du fonctionnement démocratique et non de la simplification administrative. Les CESER : un pilier de la démocratie territoriale et sociale Issus des grandes lois de décentralisation, les CESER constituent un élément structurant de la démocratie territoriale. Ils incarnent : la représentation organisée de la société civile ; le dialogue entre acteurs économiques, sociaux et associatifs ; la contribution des corps intermédiaires aux politiques publiques. Leur rôle a été renforcé par des textes récents, notamment les lois NOTRe (2015) et 3DS (2021), qui ont consolidé leurs missions en matière : d’évaluation des politiques publiques ; de prospective territoriale ; de concertation démocratique. Supprimer les CESER, c’est donc affaiblir à la fois la démocratie territoriale, la démocratie sociale et la démocratie participative. Un vide démocratique aux conséquences concrètes La disparition des CESER crée un vide immédiat. Ce vide concerne : la concertation structurée avec la société civile ; l’expression pluraliste des acteurs de terrain ; la capacité à anticiper et évaluer les politiques publiques. Contrairement à certains arguments avancés, ce vide ne sera pas compensé. Les CESER ne sont ni des structures redondantes, ni des organismes administratifs classiques. Ils constituent un espace unique de dialogue organisé. Sans eux, c’est une partie essentielle de la vie démocratique territoriale qui disparaît. Les professions libérales : des acteurs directement concernés La CNPL insiste sur un point central : les professions libérales sont au cœur du fonctionnement des CESER, ils ont toujours été des acteurs engagés au sein des CESER. Médecins, avocats, experts-comptables, architectes, consultants… tous participent activement à ces instances. Leur contribution permet : d’ancrer les décisions publiques dans la réalité économique et sociale ; d’apporter une expertise indépendante ; de faire remonter les besoins des territoires. leur expertise concrète du terrain ; leur compréhension des enjeux économiques et humains ; leur capacité à proposer des solutions pragmatiques. Mettre fin aux CESER, c’est aussi réduire la place de ces milliers de professionnels engagés dans la construction des politiques publiques. C’est affaiblir le lien entre décision politique et réalité de terrain. Supprimer les CESER, c’est réduire la voix des professions libérales dans le débat public structuré. C’est affaiblir un maillon essentiel entre les politiques publiques et le terrain. Une contradiction avec les engagements récents de l’État Cette suppression est d’autant plus incompréhensible qu’elle contredit des positions récentes des pouvoirs publics : En avril 2025, l’Assemblée nationale confirmait le maintien des CESER sur l’ensemble du territoire ; En août 2025, la loi sur la refondation de Mayotte reconnaissait explicitement leur rôle essentiel ; En mars 2026, les présidents de région alertaient sur le risque d’affaiblissement de la démocratie sociale. Cette incohérence interroge sur la vision portée aujourd’hui pour la démocratie territoriale. Un affaiblissement de la démocratie sociale et participative Les CESER sont un pilier de la démocratie sociale, car ils structurent le dialogue entre les corps intermédiaires. Ils sont aussi un outil concret de démocratie participative, en permettant l’implication de la société civile dans les politiques publiques. Les supprimer revient à : réduire les espaces de concertation ; marginaliser les acteurs de terrain ; affaiblir la qualité de la décision publique. À l’heure où les citoyens demandent davantage de participation, cette décision constitue un recul. Le rôle du Conseil constitutionnel : une étape décisive Face à cette situation, une saisine du Conseil constitutionnel est envisagée. Plusieurs éléments sont en jeu : la régularité de la procédure législative (cavalier législatif) ; le respect du rôle de la société civile dans la démocratie ; l’équilibre institutionnel des collectivités territoriales. La décision du Conseil constitutionnel sera déterminante pour l’avenir des CESER et, au-delà, pour la place de la démocratie sociale dans notre pays. Position de la CNPL : non à la suppression des CESER La CNPL affirme clairement : non à la suppression des CESER ; non au vide démocratique sur les territoires ; oui au maintien d’une démocratie sociale forte ; oui à une démocratie participative structurée ; oui à la reconnaissance du rôle des professions libérales dans la vie démocratique. Nous considérons que les CESER doivent évoluer pour répondre aux exigences démocratiques contemporaines.Mais cette évolution doit s’inscrire dans un cadre cohérent, transparent et légitime : celui d’une réforme globale de la décentralisation, et non dans une loi économique sans lien avec leur mission. Conclusion : défendre la démocratie, défendre les territoires Supprimer les CESER, ce n’est pas simplifier. C’est : affaiblir durablement la démocratie territoriale ; réduire la place de la société civile organisée ; créer un vide démocratique dans les régions ; marginaliser l’engagement des professions libérales et, plus largement, des forces vives du pays. La CNPL refuse cette trajectoire. Nous refusons la disparition des CESER.Nous refusons le recul de la démocratie sociale.Nous refusons un modèle où la participation devient accessoire, variable, voire inexistante selon les territoires. Car la démocratie ne se résume pas à la seule représentation élective.Elle repose aussi sur la capacité des citoyens, des professionnels, des acteurs économiques et sociaux à contribuer, de manière organisée, à l’élaboration des politiques publiques. C’est précisément ce que permettent les CESER. À ce titre, leur disparition constituerait un recul institutionnel majeur. Dans ce contexte, la responsabilité est collective. Les organisations professionnelles, les acteurs économiques, les corps intermédiaires, les élus locaux et nationaux doivent aujourd’hui se mobiliser. Nous devons être engagés.Nous devons faire entendre notre voix.Nous devons défendre un modèle démocratique fondé sur le dialogue, la concertation et la participation réelle. La CNPL prendra toute sa part dans cette mobilisation. Parce que défendre les CESER, ce n’est pas défendre une institution.C’est défendre une certaine idée de la démocratie : vivante, pluraliste, territoriale et profondément ancrée dans la réalité du pays. Et parce que sans ces espaces de dialogue, il n’y a pas de démocratie pleinement équilibrée.
Syndicat des professions libérales : la clé pour défendre vos droits et votre avenir ? avril 16, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Syndicat des professions libérales : la clé pour défendre vos droits et votre avenir ? Les professions libérales représentent un pilier essentiel de l’économie française. Pourtant, leurs acteurs font face à des défis croissants. Réformes fiscales, évolutions réglementaires, concurrence accrue : les enjeux sont nombreux. Dans ce contexte, le syndicat professions libérales s’impose comme un outil incontournable. Il garantit la défense des intérêts de chaque professionnel. Mais en quoi consiste réellement ce rôle de représentation ? Et comment en tirer pleinement parti ? Cet article vous invite à explorer les missions des syndicats, leurs avantages concrets et leur impact sur votre carrière. Vous comprendrez pourquoi rejoindre une organisation syndicale est un choix stratégique pour votre avenir professionnel. 1. Le syndicat des professions libérales : un acteur clé de la représentation En France, les professions libérales regroupent plus de deux millions d’actifs. Médecins, avocats, architectes, consultants….. : tous partagent une réalité commune. Ils exercent leur activité de manière indépendante, souvent sans filet de sécurité institutionnel. C’est précisément là qu’intervient le syndicat professions libérales. Un syndicat professionnel assure d’abord un rôle de veille. Il surveille les évolutions législatives susceptibles d’affecter votre secteur. Ensuite, il intervient directement auprès des pouvoirs publics. Il porte votre voix lors des concertations nationales et européennes. En clair, il transforme vos préoccupations individuelles en force collective. Le CNPL — Chambre Nationale des Professions Libérales — illustre parfaitement ce fonctionnement. Fondé sur des valeurs de solidarité et d’expertise, la CNPL fédère des dizaines d’organisations sectorielles. Il constitue l’interlocuteur de référence auprès des institutions françaises. 2. Pourquoi adhérer à un syndicat professions libérales ? Certains professionnels libéraux hésitent encore à rejoindre un syndicat. Cette réticence est souvent liée à une méconnaissance des avantages concrets. Or, l’adhésion syndicale offre bien plus qu’une simple carte de membre. a) Une défense juridique et réglementaire solide Face à une norme contraignante, vous n’êtes plus seul. Le syndicat mobilise des experts juridiques pour analyser chaque texte. Il alerte ses membres en temps réel. De plus, il formule des recours collectifs si nécessaire. Ainsi, votre activité reste protégée même dans les environnements les plus incertains. b) Un accès privilégié à la formation et aux ressources Les syndicats proposent des formations continues adaptées à leurs membres. Ces formations couvrent des domaines variés : fiscalité, droit, gestion, numérique. Par ailleurs, des outils pratiques sont mis à disposition. Guides, modèles de contrats, simulateurs : vous gagnez du temps et de l’efficacité. C’est un véritable levier pour développer vos compétences professionnelles. c) Un réseau professionnel de qualité Adhérer à un syndicat, c’est aussi rejoindre une communauté dynamique. Vous participez à des événements sectoriels et à des groupes de travail thématiques. Ces échanges favorisent les collaborations et les recommandations entre pairs. Ils renforcent également votre visibilité dans votre domaine. Un réseau solide représente souvent la ressource la plus précieuse d’un professionnel libéral. 3. Le CNPL : un pilier historique des professions libérales françaises Le CNPL occupe une place centrale dans le paysage syndical français. Depuis sa création, il défend avec constance les valeurs propres aux professions libérales : indépendance, excellence, éthique. Son action couvre des champs aussi variés que la protection sociale, la fiscalité et la formation professionnelle. Le CNPL s’illustre notamment par ses positions tranchées lors des débats parlementaires. Lorsque la réforme des cotisations sociales des indépendants a été discutée, le CNPL a porté les propositions des professionnels libéraux directement auprès des instances. Cette capacité d’influence directe est rare. Elle démontre l’utilité concrète d’une représentation organisée et unie. Aujourd’hui, la CNPL poursuit sa mission avec une stratégie renouvelée. Elle intègre les enjeux du numérique, de la transition écologique et de l’internationalisation des marchés, la financiarisation de la santé. Elle accompagne ainsi ses membres vers les défis de demain, tout en préservant les acquis essentiels du présent. 4. Les défis actuels que le syndicat professions libérales doit relever Le contexte actuel impose aux syndicats une agilité accrue. Plusieurs défis majeurs se dessinent à l’horizon pour les professions libérales. a) La transformation numérique La digitalisation bouleverse les pratiques professionnelles à grande vitesse. Les plateformes numériques concurrencent directement certains métiers libéraux. Face à cette réalité, le syndicat professions libérales joue un rôle d’accompagnement décisif. Il aide ses membres à adopter les bons outils et à adapter leur modèle économique. Il anticipe aussi les impacts réglementaires liés au numérique. b) La réforme de la protection sociale La protection sociale des indépendants reste un sujet brûlant. Les récentes réformes ont modifié en profondeur les droits à la retraite et à l’assurance maladie. Dans ce contexte, les syndicats jouent des rôles de filtres et d’alerte. Ils décryptent chaque évolution pour ses adhérents. Il formule également des propositions constructives auprès des décideurs politiques. c) L’attractivité des professions libérales Attirer les jeunes talents vers les métiers libéraux est un enjeu stratégique. La CNPL s’engage activement dans cette mission. Elle valorise l’image des professions libérales auprès des étudiants et des jeunes actifs. Elle soutient également les dispositifs d’installation pour les nouveaux professionnels. Ainsi, il contribue au renouvellement et à la vitalité du secteur sur le long terme. La CNPL offre a tous les adhérents apprenants ou Etudiants l’accès à la plateforme CAARL pour les soutenir au niveau juridique dans leurs projet de création d’entreprise libérale. 5. Comment choisir le bon syndicat professions libérales pour vous ? Toutes les organisations syndicales ne se valent pas. Avant de rejoindre un syndicat professions libérales, certains critères méritent une attention particulière. Premièrement, vérifiez la représentativité du syndicat dans votre secteur d’activité. Une organisation reconnue dispose d’un plus grand pouvoir de négociation. Deuxièmement, évaluez les services concrets proposés aux adhérents. Assistance juridique, outils de gestion, formations : ces éléments ont une valeur pratique immédiate. Troisièmement, examinez la gouvernance et la transparence de l’organisation. Un syndicat bien géré inspire confiance et pérennité. Par ailleurs, renseignez-vous sur les positions défendues par le syndicat. Ses valeurs doivent correspondre à vos convictions professionnelles et éthiques. Enfin, tenez compte des cotisations annuelles. Le coût de l’adhésion doit rester proportionnel aux avantages obtenus. En suivant ces critères, vous trouverez l’organisation la mieux adaptée à vos besoins. 6. Le syndicat professions libérales, un investissement pour votre avenir Rejoindre un syndicat professions libérales n’est pas une dépense, c’est un investissement. À court terme, vous bénéficiez d’une protection renforcée et d’un accès à des ressources exclusives. À moyen terme, vous profitez d’un réseau élargi et d’une meilleure visibilité dans votre secteur. À long terme, vous contribuez à façonner un environnement professionnel plus juste et plus favorable. La CNPL incarne cette vision de long terme. Grâce à elle des milliers de professionnels libéraux ont pu surmonter des crises, adapter leurs pratiques et saisir de nouvelles opportunités. Chaque adhésion renforce la légitimité et la capacité d’action du syndicat. En somme, vous ne choisissez pas seulement de vous défendre — vous choisissez de construire collectivement. De plus, l’engagement syndical ouvre des perspectives insoupçonnées. Certains adhérents deviennent eux-mêmes représentants ou experts au sein des instances nationales. Ils influencent directement les politiques publiques qui régissent leur profession. C’est une forme de leadership professionnel accessible à chacun. Conclusion : passez à l’action dès aujourd’hui Adhérer à un syndicat professions libérales n’est pas une option réservée à quelques-uns. C’est un outil essentiel pour tout professionnel soucieux de son avenir. Dans un environnement en mutation constante, il offre stabilité, expertise et solidarité. Il transforme les défis individuels en victoires collectives. La CNPL, en tant qu’organisation professionnelle, porte haut les couleurs des professions libérales françaises. Il défend vos intérêts avec rigueur et engagement. Il vous prépare aux évolutions de demain tout en sécurisant vos acquis d’aujourd’hui. Alors, pourquoi attendre ? Renseignez-vous sur les syndicats de votre secteur qui sont adhérents de la CNPL. Comparez leurs offres et leurs engagements. Faites le choix de la représentativité et de la protection. Votre carrière mérite une défense à la hauteur de vos ambitions. Et votre avenir professionnel mérite, lui aussi, d’être construit sur des bases solides.
UBCOM s’associe à la Chambre Nationale des Professions Libérales pour renforcer la cybersécurité des professionnels indépendants avril 13, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on UBCOM s’associe à la Chambre Nationale des Professions Libérales pour renforcer la cybersécurité des professionnels indépendants Dans un contexte où les cybermenaces ne cessent de croître en sophistication et en fréquence, UBCOM et la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) annoncent la conclusion d’un partenariat stratégique au service des professionnels libéraux français. Médecins, avocats, notaires, experts-comptables, architectes ou encore kinésithérapeutes : toutes ces professions, qui constituent le tissu économique et social de notre pays, sont aujourd’hui exposées à des risques numériques qu’elles n’ont ni le temps ni les ressources pour les traiter seules. Ce partenariat a pour vocation première de sensibiliser les membres de la CNPL aux enjeux de la cybersécurité, trop souvent perçue comme une problématique réservée aux grandes entreprises. Or, les cabinets libéraux traitent quotidiennement des données hautement sensibles, telles que des dossiers médicaux, pièces judiciaires et actes patrimoniaux, et constituent des cibles de choix pour les cybercriminels. La résilience de ces professionnels n’est pas seulement une question technique : c’est une condition de leur continuité d’activité et de la confiance que leurs clients leur accordent. À travers ce partenariat, UBCOM mettra à disposition de la CNPL son expertise en matière de sensibilisation, d’accompagnement réglementaire (RGPD, NIS 2) et de résilience opérationnelle, avec des dispositifs adaptés à la réalité des structures libérales. Les membres bénéficieront d’un accès privilégié à des ressources pédagogiques, à des ateliers de formation et à un accompagnement sur mesure pour évaluer et renforcer leur posture de sécurité numérique. Ensemble, UBCOM et la CNPL s’engagent à faire de la cybersécurité un réflexe professionnel pour les indépendants et à inscrire dans l’ADN de ces métiers la nécessité de préserver le patrimoine informationnel qui fait leurs valeurs. Protéger ses données, c’est protéger ses patients, ses clients et son cabinet tout en améliorant sa résilience économique.
Nomination à la Présidence du secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL avril 8, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Nomination à la Présidence du secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL Le secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL annonce la nomination de sa nouvelle Présidente Alexandra ATTALAUZITI, professionnelle engagée et figure reconnue du bien-être. Forte de plus de 25 années d’expérience en tant que naturopathe et réflexologue, ingénieure pédagogique, elle s’est imposée comme une actrice incontournable de l’accompagnement vers un mieux-être global, fondé sur des approches naturelles et complémentaires. Un parcours dédié à la structuration du secteur Au-delà de sa pratique, elle s’investit depuis de nombreuses années dans la formation et la professionnalisation des acteurs du bien-être. Directrice de deux centres de formation https://formations-naturopathe.eu/ et https://adnr-sante.fr/, elle contribue activement à l’émergence de professionnels qualifiés, responsables et alignés avec les exigences du secteur. Soucieuse d’accompagner l’évolution des pratiques, elle a également développé un assistant digital https://consult-ia.eu/ destiné à soutenir les professionnels dans la gestion de leur activité, leur structuration et leur mise en conformité, notamment au regard des obligations liées au RGPD et soutien pour la veille scientifique. Un engagement institutionnel reconnu Impliquée au sein de la CNPL depuis 2016, elle a déjà exercé des responsabilités au sein de ce secteur, témoignant de sa connaissance fine des enjeux et de son engagement constant. Elle a par ailleurs occupé, durant quatre années, la fonction de Présidente de la Commission d’Action de Médiation du CPSTI, où elle a contribué à la défense des travailleurs indépendants. Elle occupe aujourd’hui la fonction de Coordinatrice des Mandats au CPSTI, pilotant l’ensemble des conseillers et participant activement à la cohérence des actions menées à l’échelle nationale et régionale. Une vision tournée vers l’avenir À travers cette nomination, la CNPL affirme sa volonté de renforcer la structuration, la reconnaissance et la crédibilité du secteur Cadre de Vie et Bien-Être. La nouvelle Présidente aura pour mission de poursuivre la dynamique de Catherine ALIOTTA, en accompagnant les professionnels vers plus de professionnalisation, en consolidant les cadres éthiques et réglementaires, et en portant une vision ambitieuse pour l’avenir du secteur. « Le bien-être est aujourd’hui un enjeu de société majeur. Structurer, professionnaliser et faire reconnaître notre secteur est une responsabilité collective. Mon engagement est clair : accompagner des professionnels exigeants, porter une vision éthique et construire un cadre solide, durable et reconnu pour l’avenir. » Alexandra ATTALAUZITI
50 ans d’engagement au service des professions libérales : la CNPL, entre héritage et avenir avril 7, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 50 ans d’engagement au service des professions libérales : la CNPL, entre héritage et avenir Depuis un demi-siècle, la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) incarne la voix, la structuration et la défense des professionnels libéraux en France. À l’occasion de ses 50 ans, elle affirme plus que jamais son rôle stratégique dans un environnement en profonde mutation. Une histoire d’engagement et de représentation Depuis sa création, la CNPL s’impose comme un acteur incontournable du paysage institutionnel. Elle représente les professions libérales dans les grandes instances nationales et régionales, porte leurs enjeux et défend leurs intérêts avec constance. Elle fédère de nombreuses organisations professionnelles, représentant la diversité et la richesse des métiers libéraux, et agit comme un point de convergence pour porter une voix collective forte. Au fil des décennies, elle a su accompagner les évolutions des métiers, renforcer leur reconnaissance et contribuer à structurer un écosystème essentiel à l’économie et à la société. Un acteur clé des transformations Les professions libérales s’organisent autour de grands secteurs structurants : santé, juridique, technique et bien-être. Dans chacun de ces domaines, la CNPL accompagne les mutations en cours : transition numérique, évolution des modèles économiques, exigences réglementaires, nouvelles attentes sociétales. Elle agit en lien étroit avec les organisations professionnelles pour structurer les pratiques, renforcer la qualité, sécuriser les usagers et valoriser les métiers. Dans un contexte en constante évolution, la CNPL joue un rôle de facilitateur, d’interface et d’accélérateur, permettant aux professionnels de s’adapter et d’anticiper. Une gouvernance engagée au service des indépendants La CNPL occupe une place centrale dans la gouvernance de la protection sociale des travailleurs indépendants, notamment au sein du CPSTI, au niveau national comme en régions. Elle contribue activement à défendre les droits des professionnels libéraux, à faire évoluer les dispositifs et à garantir un cadre social adapté, notamment en matière de retraites, de protection et de sécurisation des parcours. Son action s’inscrit dans un dialogue permanent avec les pouvoirs publics et les acteurs institutionnels. 50 ans : une dynamique collective tournée vers l’avenir Cet anniversaire marque une étape clé. Il reflète la capacité de la CNPL à rassembler, structurer et faire évoluer les professions libérales dans toute leur diversité. Portée par l’engagement des organisations professionnelles qui la composent, la CNPL entend poursuivre sa mission avec la même exigence et la même détermination. Au cours des 50 prochaines années, elle ambitionne de continuer à servir les professionnels libéraux, à défendre leurs intérêts, à accompagner leurs transformations et à renforcer leur place dans la société. Plus que jamais, la CNPL affirme sa vocation : être un acteur de référence, de confiance et d’avenir pour l’ensemble des professions libérales.
Retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL : un nouvel élan pour le développement du pôle Bien-être mars 26, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL : un nouvel élan pour le développement du pôle Bien-être Après une période d’éloignement, l’Association des Réflexologues RNCP (ARRNCP) fait son retour au sein de la CNPL, marquant une étape importante dans la dynamique de collaboration entre les deux entités. L’ARRNCP est un syndicat fondé en 2018 représentant les réflexologues RNCP. Contributrice de la norme AFNOR S99-807 : « Prestation de service du Réflexologue », elle s’inscrit pleinement dans une démarche de structuration et de reconnaissance de la profession. Ce rapprochement s’inscrit ainsi dans une volonté commune de renforcer la représentation et la structuration des métiers liés au bien-être. En réintégrant la CNPL, l’ARRNCP entend jouer un rôle actif dans le développement et la valorisation de la section « Bien-être ». Forte de son expertise et de son réseau, l’association souhaite contribuer à la reconnaissance des pratiques, à la professionnalisation du secteur et à la mise en place d’actions concrètes au service des réflexologues comme du grand public. Cette collaboration renouvelée ouvre la voie à de nouvelles initiatives, visant à structurer davantage les activités de bien-être au sein des professions libérales. Elle permettra également de porter une voix plus forte auprès des institutions et de favoriser les échanges entre les différents acteurs du secteur. Le retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL constitue ainsi une opportunité majeure pour impulser une nouvelle dynamique et accompagner le développement d’un domaine en pleine expansion, au cœur des enjeux sociétaux actuels.