Micro-entrepreneur libéral : le plafond de TVA, le vrai piège que personne ne vous explique à la création juillet 6, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Micro-entrepreneur libéral : le plafond de TVA, le vrai piège que personne ne vous explique à la création Chaque année, des centaines de professionnels libéraux optent pour le statut de micro-entrepreneur, séduits par sa simplicité : pas de bilan, pas de TVA, des charges sociales proportionnelles au chiffre d’affaires. Ce que personne ne leur dit clairement au moment de la création, c’est que ce statut contient une bombe à retardement fiscale. Et que lorsqu’elle explose, c’est souvent sans filet. En douze ans d’exercice comme expert-comptable aux côtés de professionnels libéraux, j’ai accompagné des thérapeutes, des coachs, des consultants RH, des formateurs et des diététiciens qui ont découvert — parfois avec un redressement fiscal à la clé — que leur chiffre d’affaires avait franchi le seuil de franchise de TVA sans qu’ils l’aient anticipé. Le résultat : des milliers d’euros de TVA à rembourser rétroactivement, des clients mécontents, une trésorerie dévastée et une continuité d’exploitation compromise. 1. Le mécanisme de la franchise en base de TVA : ce que la loi dit Le régime micro-entrepreneur bénéficie de la franchise en base de TVA, définie à l’article 293 B du Code général des impôts. Tant que votre chiffre d’affaires annuel ne dépasse pas le seuil applicable à votre activité, vous n’êtes pas assujetti à la TVA. Vous ne la collectez pas. Vous ne la déduisez pas. Vous facturez net. Seuils 2025 pour les professions libérales et prestations de services : Seuil de franchise : 37 500 € HT / an Seuil de tolérance : 41 250 € HT / an Au-delà du seuil de tolérance, vous basculez immédiatement en régime réel de TVA — à compter du 1er jour du mois de dépassement. Jusque-là, rien d’insurmontable. Mais voici ce que personne n’explique clairement au moment de la création. 2. Les quatre pièges que le Guichet Unique l’administration fiscale ne vous signale pas Piège n°1 — Le calcul du seuil de 37 500€ s’apprécie sur une année civile complète et non à compter de votre date de création Vous avez créé votre activité en juillet 2024. Vous avez réalisé 22 000 € de CA entre juillet et décembre. Vous pensez être largement sous le seuil de 37 500 €. Erreur, car dans ce cas, le seuil sera réajusté à 18 698 € (37500/365j*181j). Si ce rythme est maintenu en 2025, vous dépasserez le seuil en milieu d’année — et vous devrez reverser la TVA sur TOUTES les factures émises à compter de la date de dépassement pour l’année 2024 et à compter du 01/01/2025 suite au dépassement du seuil en 2024 . Piège n°2 — La rétroactivité au 1er du mois du dépassement Le Code général des impôts est sans ambiguïté : lorsque vous dépassez le seuil de tolérance (41 250 €), vous devenez assujetti à la TVA à partir du 1er jour du mois en cours. Concrètement, si vous dépassez le 17 mars, toutes vos factures de mars sont concernées — y compris celles du 1er au 16. Cas concret — Sophie, naturopathe : Sophie crée son activité en 2023, progresse régulièrement. En octobre 2024, elle dépasse 41 250 € de CA cumulé. Elle l’apprend en novembre via son logiciel de facturation. Elle doit alors : collecter la TVA sur toutes ses factures d’octobre, en informer tous ses clients (dont certains ne peuvent pas déduire la TVA), retravailler sa grille tarifaire, s’immatriculer à la TVA dans les 15 jours. Résultat : 3 600 € de TVA à reverser, un client professionnel mécontent d’avoir reçu une facture rectificative, et une trésorerie sous tension. Piège n°3 — L’invisibilité du seuil dans les outils de gestion des micro-entrepreneurs Le portail de l’URSSAF pour les auto-entrepreneurs (autoentrepreneur.urssaf.fr) affiche votre chiffre d’affaires déclaré pour le calcul de vos cotisations sociales. Il n’affiche pas d’alerte sur l’approche du seuil de TVA. Le Guichet Unique INPI n’en parle pas non plus à la création. Résultat : de nombreux professionnels libéraux découvrent la situation trop tard. Piège n°4 — L’incompatibilité avec certains clients professionnels Un micro-entrepreneur sous franchise TVA ne facture pas de TVA — et ne peut donc pas délivrer de TVA récupérable à ses clients assujettis (entreprises, professions libérales en régime réel). Pour certains donneurs d’ordre, collaborer avec un micro-entrepreneur libéral crée un désavantage fiscal indirect, ce qui peut vous exclure de certains marchés ou appels d’offres. StatutSeuil TVAFréquenceRisque si dépassementMicro-entrepreneur libéral37 500 €AnnuelRétroactif sur toute l’année en coursLibéral en EI classiqueNon applicable—Déclaration trimestrielle obligatoireEURL / SASU libéraleNon applicable—Régime réel d’embléeSalarié portéNon applicable—Prise en charge par la société de portage 3. Quand basculer en régime réel : les signaux à surveiller Il n’existe pas de règle universelle, mais voici les seuils de vigilance que j’applique avec mes clients : Dès 28 000 € de CA annualisé : anticiper le basculement et préparer votre grille tarifaire TTC Dès 33 000 € : consulter un expert-comptable pour simuler l’impact sur votre trésorerie À 37 000 € : entamer les démarches de changement de régime fiscal pour l’année suivante Avant tout contrat-cadre avec un client professionnel : vérifier si votre statut TVA est compatible Le passage en régime réel de TVA est souvent vécu comme une contrainte. C’est en réalité une opportunité : vous pouvez déduire la TVA sur vos achats professionnels (matériel, formations, loyer de bureau…), ce qui peut significativement améliorer votre rentabilité réelle. 4. Ce que la CNPL demande concrètement La situation actuelle est le résultat d’un déficit d’information structurel à la création d’entreprise. La CNPL porte trois demandes auprès des pouvoirs publics et de l’INPI : Demande 1 Intégrer une alerte automatique sur le Guichet Unique INPI lors de la création d’une activité en micro-entreprise libérale, rappelant explicitement le seuil de TVA applicable et ses conséquences. Demande 2 Obliger le portail autoentrepreneur.urssaf.fr à afficher en temps réel la progression vers le seuil de TVA, avec alerte à 80 % du seuil.Demande 3 Créer un module d’accompagnement fiscal gratuit dans le parcours de création, avec simulation du seuil de TVA personnalisée selon le secteur d’activité libérale. 5. Ce que vous pouvez faire si vous approchez du seuil Si vous êtes micro-entrepreneur libéral et que votre CA annuel s’approche de 28 000 €, voici les étapes immédiates : Calculez votre CA prévisionnel sur les 12 prochains mois, en intégrant vos projets en cours Simulez l’impact d’un passage en TVA sur vos tarifs et votre marge Consultez un expert-comptable spécialisé en professions libérales — la CNPL peut vous orienter Anticipez la communication à vos clients professionnels si vous changez de régime TVA Envisagez une restructuration en EURL ou SASU si votre activité dépasse durablement 50 000 € de CA La CNPL à vos côtés Vous avez des questions sur votre statut fiscal ou votre régime TVA ? La CNPL accompagne les professionnels libéraux dans leurs démarches administratives et fiscales. Contactez-nous pour être orienté vers un expert de notre réseau. Contact : cnpl@cnpl.org Lucie Desblancs Expert-comptable — Membre du bureau de la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL)
Comment être visible sur Google Maps ? juillet 1, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Comment être visible sur Google Maps ? Pour un professionnel libéral, la visibilité en ligne se joue aujourd’hui en grande partie sur Google Maps. Quand un internaute cherche un kinésithérapeute, un avocat, un architecte ou un naturopathe près de chez lui, il ne fait plus défiler dix résultats : il regarde la carte qui s’affiche tout en haut, avec trois professionnels mis en avant. Ces résultats captent la majorité des clics sur les recherches locales (“métier + ville”). La bonne nouvelle : les règles pour s’y faire une place sont claires, transversales à toutes les professions, et accessibles sans compétence technique. Voici les cinq leviers à activer. Comment Google Maps choisit qui afficher ? Google ne classe pas les professionnels au hasard. Il s’appuie sur trois critères, qui pèsent à parts inégales selon les recherches : La cohérence des informatinos : les informations qui sont disponibles sur vous et votre activité sur Internet sont-elles similaires et cohérentes ? La distance : à quelle distance êtes-vous de la personne qui cherche ? Les notes: quelle est la réputation de votre établissement (avis, ancienneté, mentions sur d’autres sites) ? Vous ne vous pouvez agir sur la distance, mais la cohérences et les avis se travaillent activement. C’est là que se gagne la visibilité. À noter : Google Maps et la fiche d’établissement Google (Google My Business) sont deux faces du même outil. Travailler l’un, c’est travailler l’autre. 1. Créez et revendiquez votre fiche d’établissement C’est le point de départ obligatoire. Sans fiche officielle, vous n’apparaîtrez sur Google Maps que par accident, et rarement au bon endroit. Rendez-vous sur le site Google My Business, identifiez-vous avec un compte Google, et suivez la procédure de validation de votre fiche. Comptez quelques jours. Une fois la fiche en main, complétez-la intégralement. Pas à 80 %, à 100 %. Google favorise les fiches exhaustives, et chaque champ rempli est un signal de sérieux. Pour aller plus : découvrir les étapes pour créer votre fiche Google 2. Soignez la catégorie principale et la description C’est le levier le plus sous-estimé et souvent celui qui fait la différence entre une fiche visible et une fiche fantôme. Choisissez la catégorie principale la plus précise possible. « Cabinet médical” est moins efficace que « Cabinet de kinésithérapie”. “Cabinet d’avocats” est moins efficace que « Avocat en droit du travail”. Plus la catégorie est spécifique, plus Google sait quand vous afficher.Ajoutez des catégories secondaires pertinentes (jusqu’à neuf possibles), sans diluer votre identité. Rédigez une description claire, en commençant par votre cœur de métier et votre zone géographique. Évitez les superlatifs (« le meilleur…”), interdits par les règles de Google. 3. Garantissez la cohérence de vos coordonnées Google compare en permanence vos informations à celles trouvées ailleurs sur Internet. Plus elles sont cohérentes, plus votre fiche est jugée fiable. Vérifiez que votre nom, votre adresse et votre numéro de téléphone (NAP) sont strictement identiques : sur votre fiche Google, sur votre site internet, sur les annuaires professionnels (ordres, fédérations, plateformes spécialisées). Ce travail de cohérence n’est pas spectaculaire, mais il rapporte beaucoup. Notre partenaire Simplébo propose justement un outil spécialement conçu pour assurer la cohérence de vos informations sur Internet ! 4. Multipliez et entretenez les avis clients C’est, en pratique, le levier le plus puissant. Sur deux fiches similaires, celle qui affiche 60 avis récents notés 4,7/5 sera presque systématiquement préférée à celle qui en a 12 notés 4,9/5. Le volume et la fraîcheur des avis comptent autant que la note. Trois principes : Demandez régulièrement des avis : mot en fin de séance, SMS, QR code en salle d’attente, email à la clôture du dossier. Répondez à tous, positifs comme négatifs. Une réponse posée à une critique vaut souvent plus qu’un éloge muet, parce que les prospects la lisent attentivement. Visez la régularité. Mieux vaut deux ou trois avis par mois pendant un an qu’un afflux ponctuel suivi d’un long silence. Attention à votre déontologie : certaines professions (médicales notamment) ont des règles précises sur la sollicitation d’avis. Vérifiez le cadre auprès de votre ordre. 5. Publiez photos et actualités régulièrement Une fiche vivante est mieux classée qu’une fiche figée. Pour Google, l’activité récente est un signal de fiabilité. Veillez à : Ajouter des photos de votre cabinet, de l’accueil, de l’équipe, d’une réalisation. Les fiches avec photos reçoivent significativement plus de demandes d’itinéraire et d’appels que les fiches sans visuels. Publier des « Google Posts” au moins une ou deux fois par mois : nouvelle prestation, conseil pratique, fermeture exceptionnelle. Ils apparaissent directement dans la fiche. Mettre à jour vos horaires systématiquement avant les vacances ou les jours fériés. Rien ne fait plus fuir un prospect qu’un déplacement inutile devant un cabinet fermé. En conclusion Être visible sur Google Maps n’est pas une question de chance ni d’ancienneté : c’est le résultat d’une fiche complète, cohérente, vivante, et reliée à un site internet sérieux. Les professionnels libéraux qui dominent le Pack Local de leur ville n’ont rien fait d’inaccessible : ils ont simplement appliqué ces principes avec régularité, sur la durée. Mais entretenir sa visibilité locale est un travail qui prend du temps, un temps que vous préférez consacrer à vos patients, vos clients ou vos dossiers. Le mieux, dans bien des cas, est de vous concentrer sur votre métier et de confier votre visibilité locale à un partenaire spécialisé comme Simplébo. C’est précisément l’objet du pack Présence Locale, l’offre Simplébo dédiée à votre visibilité sur Google Maps : création et optimisation de votre fiche Google, collecte et réponses aux avis, cohérences de vos informations sur Internet. En tant qu’adhérent CNPL, profitez de conditions préférentielles sur l’offre Présence Locale de Simplébo et reprenez la main sur votre visibilité en ligne, sans y consacrer votre temps !
5 conseils pour attirer des clients grâce à Internet juin 29, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 5 conseils pour attirer des clients grâce à Internet Pour une profession libérale, l’idée même de « chercher des clients » peut paraître inconfortable. Vous exercez un métier d’expertise (droit, soin, conseil, conception, ingénierie) où la qualité fait, en théorie, la réputation. Pourtant, la réalité du marché a changé. En 2026, près de 9 personnes sur 10 commencent leur recherche en ligne avant de contacter un professionnel. Pour un kinésithérapeute, un architecte, un avocat ou un naturopathe, être visible et crédible sur Internet n’est plus un avantage : c’est un indispensable pour se faire connaître et développer son activité. La bonne nouvelle, c’est que les fondamentaux d’une stratégie digitale efficace pour un indépendant tiennent en cinq leviers, transversaux à toutes les professions libérales. Les voici. 1. Clarifiez votre positionnement avant de penser « outils » Avant de réfléchir au site, au référencement ou aux réseaux sociaux, commencez par une question simple : à qui vous adressez-vous, et pourquoi vous choisir vous plutôt qu’un confrère ? Trois éléments suffisent à structurer cette réponse : Votre public (particuliers, entreprises, prescripteurs, niche…),Votre spécialité (un domaine, une méthode, une approche), Votre zone géographique d’intervention. Cette clarté est ce qui permet ensuite à un moteur de recherche, et surtout à un visiteur, de comprendre en quelques secondes ce que vous proposez. Sans positionnement explicite, le meilleur site du monde ne convertit pas : on ne mémorise pas un professionnel « qui fait un peu de tout pour tout le monde ». 2. Créez votre site internet professionnel Votre site web est votre première vitrine, souvent avant la plaque sur la porte. Il doit donner trois informations en moins de cinq secondes : ce que vous faites, pour qui, et comment vous joindre. Quelques exigences techniques minimales : Mobile-first : plus de 70 % des recherches locales se font sur smartphone. Rapide : un site qui met plus de 3 secondes à charger perd la moitié de ses visiteurs. Conforme : RGPD, mentions légales et accessibilité numérique sont devenus incontournables, tout particulièrement pour les professions réglementées. Côté contenu, cinq pages suffisent généralement : une présentation claire, vos services ou domaines d’expertise, vos tarifs ou modalités de consultation, vos coordonnées avec un module de prise de rendez-vous, et les pages légales. La création d’un site internet professionnel est une étape obligatoire pour attirer des clients sur Internet : ne passez pas à côté de cette opportunité ! 3. Travaillez votre référencement local Pour un professionnel libéral, l’enjeu n’est pas d’être premier en France sur un mot-clé générique : c’est d’être trouvé par les bonnes personnes, dans la bonne ville, au bon moment. Trois actions essentielles : Optimisez votre fiche Google My Business : adresse, horaires, photos, services, et surtout des avis récents. C’est devenu, dans les faits, votre nouvelle « page d’accueil » pour beaucoup de prospects. Travaillez les mots-clés métier + ville sur votre site (titres, descriptions, contenus). Soyez présent sur les annuaires de confiance : ordres professionnels, fédérations, syndicats, plateformes spécialisées. Les liens depuis ces sites renforcent votre crédibilité aux yeux de Google. 4. Activez et valorisez les avis clients 88 % des Français consultent les avis avant de choisir un professionnel. Pour des métiers où la confiance est le principal moteur de décision (santé, conseil, conception), il s’agit d’un actif stratégique, à construire activement. Quelques principes pour tirer profit des avis en ligne : Demandez les avis au bon moment : à la fin d’un suivi, après une livraison, après une consultation réussie. Répondez systématiquement, y compris aux avis négatifs, avec calme et professionnalisme. Une réponse posée à une critique vaut souvent plus qu’un avis cinq étoiles. Affichez ces avis sur votre site, en cohérence avec les règles déontologiques de votre profession ! 5. Publiez du contenu utile, à votre rythme Rassurez-vous, vous n’avez pas besoin d’être bloggeur ou influenceur. Mais publier régulièrement par exemple un article par mois, une FAQ détaillée, une newsletter mensuelle ou un témoignage anonymisé démontre votre expertise et nourrit votre référencement. Quelques formats efficaces et compatibles avec la plupart des codes professionnels : Réponses à des questions fréquentes (« Combien coûte une consultation ? », « Faut-il une ordonnance ? », « Comment se déroule un premier rendez-vous ? »). Pédagogie métier sur les évolutions réglementaires ou techniques. Études de cas anonymisées, dans le respect du secret professionnel. L’objectif n’est pas la viralité, c’est la confiance. Un prospect qui lit deux ou trois de vos contenus avant de vous contacter arrive en consultation déjà convaincu. Conclusion Positionnement, site, référencement local, avis et contenus, ces cinq leviers ne sont rien d’autre que la traduction numérique de ce que les professions libérales font depuis toujours : énoncer leur cadre, soigner l’accueil, entretenir leur réputation, démontrer leur expertise. Bien construite, votre présence en ligne devient ce qu’elle doit être : une extension de votre cabinet, qui travaille pour vous au-delà des horaires d’ouverture. Construire et entretenir tout cela seul prend du temps, un temps que vous préférez consacrer à vos patients, clients ou commanditaires. C’est précisément la raison d’être de Simplébo. Depuis plus de 10 ans, Simplébo accompagne les professions libérales dans la création et le suivi de leur site internet, leur référencement local et leur visibilité en ligne. Plus de 10 000 professionnels de la santé, du conseil, de l’architecture ou du bien-être font confiance à Simplébo. Grâce à la CNPL, bénéficiez de conditions préférentielles sur l’accompagnement Simplébo pour développer votre activité grâce à Internet !
Bien-être et santé intégrative :enfin le temps de la clarté juin 24, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Bien-être et santé intégrative :enfin le temps de la clarté Après l’annulation de la norme réflexologie, la CNPL appelle à un dialogue construit entre professionnels du bien-être, acteurs de santé et pouvoirs publics L’annulation de la norme AFNOR NF S99-807 par le Conseil d’État le 19 juin 2026 a suscité de nombreuses réactions dans le secteur. La CNPL choisit d’y voir ce qu’elle est : une invitation à mieux faire, à mieux expliquer, et à construire enfin un cadre réglementaire à la hauteur des enjeux de santé publique. Nous entendons des professionnels de santé, des médecins, des infirmiers, des kinésithérapeutes qui travaillent au quotidien avec des réflexologues, des naturopathes, des masseurs bien-être et qui nous disent la même chose : ils ont besoin de lisibilité. Ils attendent, eux aussi, que nos métiers soient mieux définis, mieux encadrés, mieux compris. Ce que les professionnels de santé nous disent Il est un fait que les débats institutionnels ne reflètent pas toujours : sur le terrain, médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers coordinateurs, équipes de soins palliatifs, sages-femmes échangent avec des praticiens du bien-être. Cette réalité existe. Elle est quotidienne. Elle répond à une demande des patients. Ces professionnels de santé ne cherchent pas à légitimer n’importe quelle pratique. Ils veulent de la lisibilité. Ils veulent pouvoir distinguer un réflexologue formé selon des standards rigoureux d’un praticien autoproclamé. Ils veulent savoir pour protéger leurs patients, avec quelle formation, dans quel cadre déontologique. C’est exactement ce que la norme réflexologie leur offrait. Et c’est ce que son absence leur retire aujourd’hui. Ce signal-là mérite d’être entendu par les pouvoirs publics. « Quand un de mes patients rencontre un réflexologue, je veux savoir s’il a été formé sérieusement, s’il connaît ses limites, et qu’il sait quand me renvoyer ce patient. La norme me donnait cette assurance. » Témoignage recueilli auprès d’un médecin généraliste adhérent du SPBE. Être pédagogique : notre responsabilité collective La décision du Conseil d’État pointe une ambiguïté terminologique. Le CNPL en prend acte avec lucidité : nous devons être encore plus rigoureux, encore plus précis dans la façon dont nous définissons et présentons nos métiers du bien être. C’est une responsabilité que nous assumons pleinement. Être pédagogique sur nos métiers, ce n’est pas simplement communiquer. C’est expliquer concrètement ce qu’est un réflexologue : un professionnel du bien-être qui agit par stimulation réflexe sur des zones spécifiques du corps dans une visée de détente, de régulation fonctionnelle et de mieux-être global sans jamais poser de diagnostic, sans jamais se substituer à un médecin, et en orientant systématiquement vers un professionnel de santé lorsque la situation le nécessite. C’est expliquer ce qu’est un naturopathe, un praticien en massage bien-être, un kinésiologue. Leurs formations, leurs compétences, leurs limites. Ce travail pédagogique, la CNPL s’engage à l’intensifier auprès des institutions, des ordres de santé, et du grand public. Continuer les travaux : une priorité absolue La CNPL et les syndicats du secteur cadre de vie et Bien être ont immédiatement engagé les démarches nécessaires auprès d’AFNOR pour enclencher la procédure de republication de la norme réflexologie, avec une rédaction corrigée, juridiquement solide, et parfaitement conforme aux attentes exprimées. Ce travail se poursuit également pour les normes en cours d’élaboration : naturopathie, massage bien-être, kinésiologie. Ces textes doivent bénéficier dès maintenant d’une sécurisation juridique renforcée. Nous n’attendrons pas une nouvelle décision de justice pour agir préventivement. Les étudiants engagés aujourd’hui dans des formations adossées à ces référentiels ont besoin de visibilité. Les formateurs, les centres de formation, les praticiens en activité ont besoin de stabilité. Nous travaillons pour leur donner cette assurance le plus rapidement possible. 550 000 professionnels. Des millions de Français concernés. Le secteur du bien-être en France, c’est plus de 550 000 professionnels indépendants. C’est une filière économique significative, ancrée dans les territoires, qui répond à une demande sociale croissante et documentée. Ces professionnels paient leurs cotisations, exercent dans le respect de leurs clients. Ils méritent un cadre. Leurs clients méritent des garanties. Et le système de santé mérite des partenaires bien identifiés, bien formés, bien encadrés. Un cadre réglementaire clair n’est pas un luxe. C’est une exigence de santé publique. Ce que la CNPL demande La CNPL porte des demandes précises et urgentes : → La republication rapide de la norme réflexologie par AFNOR, avec une rédaction révisée et sécurisée juridiquement, tenant compte de l’investissement déjà consenti par les professionnels du secteur ; → La sécurisation des normes naturopathie, massage bien-être et kinésiologie en cours d’élaboration, avec une revue juridique préventive systématique ; → Un dialogue structuré avec les ordres de santé concernés, pour clarifier ensemble les périmètres d’activité non dans une logique d’opposition, mais dans une démarche de complémentarité assumée ; → Une audience auprès des ministres de la Santé et du Travail dans les meilleurs délais, afin d’engager une concertation sur l’évolution du cadre réglementaire applicable aux professions du bien-être ; → La reconnaissance institutionnelle d’un secteur structuré, professionnel, engagé dans la qualité qui contribue activement au mieux-être des Français et à la complémentarité avec notre système de soins. La clarté que nous demandons, c’est la clarté que les professionnels de santé attendent. C’est la clarté que les usagers méritent. C’est la clarté que l’intérêt général commande. La CNPL continuera les travaux, maintiendra le dialogue, et portera ces demandes avec la détermination et la rigueur qui s’imposent. Chambre Nationale des Professionnels Libéraux CNPL Alexandra ATTALAUZITI Vice-Présidence du Secteur Cadre de Vie et Bien-Être Vice-Présidence Juin 2026
5 usages concrets de l’IA que les professions libérales sous-estiment juin 23, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 5 usages concrets de l’IA que les professions libérales sous-estiment Vous avez sûrement déjà entendu que l’intelligence artificielle allait »tout changer » pour les indépendants. Entre les promesses spectaculaires et les craintes sur l’avenir des métiers, difficile de savoir ce qui vous concerne vraiment au quotidien. Pourtant, derrière le bruit médiatique, l’IA est déjà à l’œuvre dans des tâches très concrètes : celles qui vous prennent du temps sans avoir grand-chose à voir avec votre cœur de métier. La vérité est plus simple qu’il n’y paraît : l’IA ne remplace pas votre expertise, elle vous décharge de l’administratif. Voici 5 usages concrets de l’IA que beaucoup de professions libérales sous-estiment encore, et que vous pouvez mettre en place sans bouleverser votre façon de travailler. Pourquoi s’intéresser à l’IA dans votre quotidien de professionnel libéral? L’intelligence artificielle, c’est un ensemble d’outils capables de traiter du texte, des images ou des chiffres en imitant certaines tâches humaines. Jusqu’ici réservée aux grandes structures, elle est devenue accessible à un cabinet ou à une activité individuelle, souvent pour quelques euros par mois, parfois gratuitement. Le contexte y pousse : entre la facturation électronique qui se généralise, les obligations administratives croissantes et la pénurie de temps chronique des indépendants, chaque heure gagnée compte. Les libéraux qui s’y intéressent ne cherchent pas à « moderniser » pour le principe. Ils veulent simplement récupérer du temps pour leurs clients, leurs patients ou leurs dossiers. C’est là que ces outils deviennent réellement utiles. 1. Rédiger et trier vos e-mails plus vite La correspondance écrite est l’une des tâches les plus chronophages d’une activité libérale. Réponses aux prospects, relances, courriers de suivi : cela représente vite plusieurs heures par semaine. Un outil d’IA générative (un assistant qui rédige du texte à partir d’une simple consigne) peut produire un premier brouillon en quelques secondes. Vous lui indiquez le contexte (“réponse à un client qui demande mes disponibilités »), il vous propose un texte que vous n’avez plus qu’à relire et ajuster. Le détail que beaucoup ignorent : ne validez jamais un message sans le relire. L’IA peut se tromper sur un nom, une date ou une nuance importante. Elle vous fait gagner le temps de la première rédaction, pas celui de la vérification qui reste votre responsabilité, surtout sur des sujets sensibles ou confidentiels. 2. Préparer et synthétiser vos documents Comptes rendus, notes de synthèse, résumés de dossiers : une grande partie de votre travail consiste à transformer de l’information brute en document clair. L’IA excelle précisément sur ce point. Vous pouvez lui soumettre un texte long et lui demander un résumé en quelques points, ou au contraire développer des notes éparses en un compte rendu structuré. Pour un kinésithérapeute, un avocat ou un expert technique, c’est un gain réel sur les tâches de mise en forme. Une précaution s’impose toutefois pour les professions réglementées. Ne confiez jamais à un outil grand public des données confidentielles (informations de santé, pièces de dossier, secrets professionnels). Beaucoup d’outils conservent et réutilisent ce que vous saisissez. Privilégiez des solutions qui garantissent la confidentialité, et anonymisez systématiquement les éléments sensibles. 3. Gérer vos rendez-vous et votre agenda La prise de rendez-vous est un point de friction permanent : appels manqués, créneaux mal calés, allers-retours par e-mail. Des outils intelligents savent désormais proposer automatiquement des créneaux, envoyer des rappels et limiter les rendez-vous non honorés. Concrètement, un agenda en ligne couplé à une prise de rendez-vous automatisée laisse vos clients réserver eux-mêmes, à toute heure, sans vous solliciter. L’outil gère les confirmations et les rappels à votre place. Le bon réflexe : choisissez un service conforme au RGPD et vérifiez où sont hébergées les données de vos clients. Pour les professions de santé en particulier, des solutions spécialisées et conformes existent : mieux vaut s’y tenir que d’utiliser un agenda généraliste qui ne respecte pas ces exigences. 4. Renforcer votre présence en ligne sans y passer vos soirées Quand un futur client cherche un professionnel, il commence presque toujours en ligne, soit par une recherche Google classique, soit en posant directement sa question à un assistant IA comme ChatGPT ou Perplexity. Et ces IA ne répondent pas au hasard : elles s’appuient sur des sites riches, clairs et bien construits, qu’elles citent comme sources. Être visible suppose donc un contenu solide que ces outils savent reprendre, un travail que beaucoup de libéraux repoussent faute de temps. C’est ici que l’IA peut changer la donne. Elle peut d’abord vous aider à rédiger vos textes de présentation ou une page « À propos » qui inspire confiance, en quelques minutes. Et ces mêmes contenus, clairs et structurés, sont justement ceux que les moteurs de recherche IA repèrent et citent. Attention toutefois à rester fidèle à votre réalité : un texte généré doit toujours être relu et personnalisé. Apparaître dans ces réponses se construit dans la durée, et ne peut être garanti. Pour les professions réglementées, vos contenus doivent aussi respecter les règles de votre ordre, pas de promesse de résultat ni de ton publicitaire. Vous n’avez pas encore de site internet, ou le vôtre n’est plus à jour ? Notre partenaire Simplébo accompagne les professions libérales dans la création de leur site (et toute leur visibilité en ligne), pensé pour être visible sur Google, optimisé pour les moteurs de recherche IA (ChatGPT, Perplexity, Gemini…) et respectueux des contraintes de chaque métier. Un chef de projet dédié s’occupe de la partie technique pendant que vous gardez la main sur votre contenu. En tant que qu’adhérent de la CNPL, vous bénéficiez de remises préférentielles. 5. Vous former et trouver l’information utile Veille réglementaire, évolutions de votre secteur, questions ponctuelles : se tenir informé demande du temps que vous n’avez pas toujours. Un assistant IA peut vous fournir une première explication claire sur un sujet, vous orienter vers les bonnes sources ou reformuler un texte complexe. C’est un point d’entrée pratique, à condition d’en connaître la limite majeure : l’IA peut affirmer des choses fausses avec aplomb. Sur une question réglementaire, fiscale ou de santé, elle ne remplace jamais une source officielle ni l’avis d’un confrère ou d’une instance compétente. Le bon usage consiste à l’utiliser comme un point de départ, jamais comme une autorité. Vérifiez toujours une information sensible auprès d’une source institutionnelle (votre ordre, votre syndicat, l’administration concernée). Utilisée ainsi, l’IA devient un gain de temps réel sans devenir un risque. En conclusion L’intelligence artificielle ne vous demande pas de devenir un expert en technologie. Rédiger plus vite, synthétiser vos documents, fluidifier vos rendez-vous, soigner votre présence en ligne et accélérer votre veille : voilà cinq usages concrets, à portée de main, qui vous rendent du temps sans toucher à votre savoir-faire. La règle qui les relie tous est simple : l’IA propose, vous décidez. Elle vous décharge des tâches répétitives, mais le jugement, la relation etla responsabilité restentles vôtres. Et puisque votre temps doit d’abord servir vos clients, autant déléguer le reste, à commencer par votre visibilité en ligne.
Directive (UE) 2025/2647 : vers un nouveau modèle européen de gestion des conflits? juin 23, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Directive (UE) 2025/2647 : vers un nouveau modèle européen de gestion des conflits? Pourquoi les professions libérales sont directement concernées par cette réforme Analyse prospective à destination des membres de la Chambre nationale des professions libérales Note de la rédaction : Cet article a pour objet d’informer les professionnels sur les évolutions du cadre européen du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. Il ne constitue ni un avis juridique individualisé ni une communication commerciale relative à un dispositif de médiation particulier. Lorsque l’on évoque la médiation de la consommation, la plupart des professionnels y voient encore une obligation réglementaire parmi d’autres. Pourtant, la directive (UE) 2025/2647 récemment adoptée par l’Union européenne mérite une lecture plus attentive. Au-delà des adaptations juridiques qu’elle introduit, cette réforme révèle une évolution plus profonde de la conception européenne de la gestion des différends. Une question mérite désormais d’être posée : assistons-nous à l’émergence d’un nouveau modèle européen de résolution des conflits fondé sur la prévention, le dialogue et l’effectivité de l’accès au droit ? Pour les professions libérales, la réponse est loin d’être théorique. Une transformation silencieuse de l’accès au droit Les systèmes judiciaires européens sont confrontés depuis plusieurs années à des défis croissants. L’augmentation du volume des contentieux, la complexification des échanges économiques et les attentes accrues des citoyens en matière de rapidité conduisent les pouvoirs publics à rechercher des solutions complémentaires à la justice traditionnelle. Dans ce contexte, les modes amiables de résolution des différends occupent une place de plus en plus importante. L’objectif n’est pas de remplacer le juge ni de limiter le recours aux juridictions. Il s’agit de permettre aux consommateurs et aux professionnels de disposer de mécanismes adaptés à la nature des litiges rencontrés dans la vie économique quotidienne. La directive 2025/2647 s’inscrit dans cette logique. Elle traduit la volonté européenne de renforcer l’effectivité de l’accès au droit en favorisant des solutions simples, accessibles et compréhensibles. Une évolution des politiques publiques européennes La réforme ne doit pas être analysée uniquement comme un texte relevant du droit de la consommation. Elle s’inscrit dans une tendance plus large observée au sein des politiques publiques européennes. Depuis plusieurs années, les institutions de l’Union encouragent le développement de mécanismes permettant de prévenir les conflits, de favoriser le dialogue et de réduire les coûts humains, économiques et sociaux liés aux procédures contentieuses. Cette orientation concerne désormais de nombreux domaines : consommation, services, numérique, commerce transfrontalier ou encore protection des usagers. La médiation apparaît progressivement comme un outil participant à la qualité de la régulation économique. Cette évolution constitue l’un des enseignements majeurs de la directive. Les professions libérales au cœur de l’économie de la confiance La confiance représente aujourd’hui un facteur essentiel de compétitivité et de pérennité. Les professions libérales en font quotidiennement l’expérience. Ǫu’il s’agisse de conseil, d’expertise, de formation, d’accompagnement ou de prestations intellectuelles, la relation avec le client repose sur des attentes fortes en matière de compétence, d’indépendance et de transparence. Or les consommateurs disposent désormais d’un niveau d’information élevé et d’une capacité d’expression sans précédent. Dans ce contexte, la gestion des désaccords devient un enjeu stratégique. La capacité à préserver le dialogue contribue directement à la qualité de la relation professionnelle et à la confiance accordée à l’ensemble d’un secteur d’activité. Une réforme adaptée à l’évolution des échanges économiques Les activités professionnelles évoluent rapidement. Les prestations à distance, les services numériques et les échanges transfrontaliers modifient les conditions dans lesquelles naissent et se développent les différends. Les consommateurs attendent des procédures accessibles, réactives et adaptées à des relations qui ne connaissent plus nécessairement de frontières géographiques. La directive prend acte de ces mutations. Elle vise à garantir que les mécanismes de règlement amiable demeurent en adéquation avec les réalités économiques contemporaines. Les organisations représentatives face à une responsabilité nouvelle Cette réforme interpelle également les organisations représentatives des professions libérales. Dans un environnement juridique et économique en constante évolution, leur rôle dépasse désormais la simple représentation des intérêts professionnels. Elles constituent des relais essentiels d’information, d’accompagnement et de diffusion des bonnes pratiques. Le développement d’une véritable culture de la prévention des conflits passe nécessairement par l’implication de ces acteurs collectifs. Pour les structures de petite taille qui composent une grande partie du tissu des professions libérales, cet accompagnement revêt une importance particulière. La prévention, nouveau pilier de la relation professionnelle L’expérience des organismes de règlement amiable montre que de nombreux différends trouvent leur origine non dans une faute professionnelle caractérisée mais dans une incompréhension. Défaut d’information, attentes divergentes, communication insuffisante ou difficulté d’interprétation des engagements réciproques expliquent une part importante des litiges. La prévention devient dès lors un enjeu majeur. La qualité de l’information délivrée au consommateur, la clarté des engagements contractuels et l’attention portée aux réclamations constituent autant d’outils permettant de limiter la naissance des conflits. Cette approche préventive apparaît comme l’une des évolutions les plus significatives de la réforme européenne. Une vision renouvelée de la régulation économique La directive (UE) 2025/2647 dépasse le seul cadre du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation. Elle traduit une conception renouvelée de la régulation économique, dans laquelle la confiance, la transparence et le dialogue deviennent des composantes essentielles du fonctionnement des marchés. Pour les professions libérales, cette évolution présente une dimension stratégique. La qualité de la relation avec les clients, la capacité à prévenir les conflits et l’aptitude à maintenir un dialogue constructif participent désormais pleinement de la valeur du service rendu. Une réforme à observer attentivement La phase de transposition nationale permettra de préciser les modalités concrètes d’application de la directive. Toutefois, une orientation de fond apparaît déjà clairement. Les mécanismes de règlement amiable sont appelés à occuper une place croissante dans les politiques européennes d’accès au droit et de protection des consommateurs. Pour les professions libérales et leurs organisations représentatives, l’enjeu dépasse donc la seule conformité réglementaire. Il concerne l’évolution même des relations entre professionnels, consommateurs et institutions publiques dans une société où la confiance constitue un actif essentiel. Stéphane POUSSIN Médiateur de la consommation CONFLUENCE Médiations Contact presse : cnpl@cnpl.org Source : Document d’information destiné aux membres de la CNPL dans le cadre de la veille réglementaire relative à la directive (UE) 2025/2647 et aux évolutions du règlement extrajudiciaire des litiges de consommation.
Chèques-Vacances ANCV : le coup de pouce fiscal que vous méritez vraiment juin 16, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Chèques-Vacances ANCV : le coup de pouce fiscal que vous méritez vraiment Vous travaillez beaucoup. Trop, parfois. Et pourtant, quand vient le moment de penser à vos vacances ou à celles de vos collaborateurs, c’est souvent le dernier poste budgétaire que vous défendez. Il existe pourtant un dispositif simple, encadré par l’État, qui vous permet de financer une partie de vos loisirs et ceux de votre équipe, tout en allégeant votre fiscalité. Il s’appelle le Chèque-Vacances ANCV. Et il est fait pour vous. Vous aussi, vous y avez droit Les Chèques-Vacances ont longtemps été associés aux grandes entreprises et à leurs comités sociaux et économiques (CSE). Depuis l’ordonnance du 26 mars 2015, ce dispositif a été étendu aux travailleurs indépendants, dirigeants non salariés, et professions libérales, qu’ils aient ou non des salariés. Kinésithérapeutes, infirmiers, naturopathes, avocats, formateurs, psychologues, médecins, experts-comptables, chirurgien… Si vous exercez en libéral, sous quelque forme juridique que ce soit (BNC, EURL, SELARL, SCP, entreprise individuelle), vous êtes éligible. La seule condition clé côté employeur : avoir moins de 50 salariés et ne pas disposer d’un CSE gérant les activités sociales et culturelles. Résultat : les professionnels libéraux constituent la cible idéale de ce dispositif et c’est précisément pour eux que les avantages sont les plus sous-exploités. Les chiffres concrets : ce que vous économisez Pour vous, en tant que professionnel libéral Exonération de charges sociales : jusqu’à 547 € par an Vous pouvez vous attribuer des Chèques-Vacances à hauteur de 30 % du SMIC mensuel brut sans payer de cotisations sociales dessus. En 2026, ce plafond est fixé à 547 €. Concrètement, vous recevez 547 € de pouvoir d’achat loisirs sans aucun prélèvement (hors CSG/CRDS). Exonération d’impôt sur le revenu : jusqu’à 1 823 € par an C’est le levier le plus puissant. La valeur des Chèques-Vacances que vous vous attribuez est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un SMIC mensuel brut, soit 1 823 € en 2026. En clair : si vous vous octroyez 1 823 € de chèques, vous n’ajoutez pas un euro à votre revenu imposable. Déductibilité de votre résultat BNC Pour les libéraux déclarant en BNC (déclaration 2035), la contribution aux Chèques-Vacances peut être déduite du bénéfice imposable. Selon votre tranche marginale d’imposition, l’économie réelle peut être significative. Un professionnel à 41 % d’imposition marginale qui utilise pleinement le dispositif génère une économie fiscale de l’ordre de 700 à 750 € sur la seule tranche IR. Pour vos collaborateurs (si vous avez des salariés) Exonération de charges patronales : jusqu’à 547 € par salarié et par an Votre contribution aux Chèques-Vacances de chaque salarié est exonérée de charges sociales patronales dans la limite de 30 % du SMIC mensuel, soit 547 € par bénéficiaire en 2026. Pour un cabinet de 3 salariés, cela représente jusqu’à 1 641 € d’exonération de charges sur l’année. Non-imposable pour vos salariés La valeur des chèques reçus n’est pas intégrée dans leur revenu imposable, dans la limite d’un SMIC mensuel. C’est un avantage net, immédiat, que vos collaborateurs perçoivent vraiment. Déductible de votre bénéfice imposable La participation que vous versez pour vos salariés est intégralement déductible de votre résultat fiscal, que vous soyez en BNC, en société à l’IS ou à l’IR. Vous travaillez beaucoup : les vacances sont pour vous aussi Le Chèque-Vacances n’est pas qu’un outil comptable. C’est un titre de paiement nominatif, accepté dans plus de 115 700 enseignes partenaires partout en France. Hébergements, restaurants, transports (train, avion), loisirs sportifs, parcs, musées, agences de voyages… L’éventail couvre toutes les façons de se ressourcer. Deux formats coexistent : Le Chèque-Vacances Classic : un carnet de coupures papier (10 €, 20 €, 25 € ou 50 €), pratique pour régler sur place. Le Chèque-Vacances Connect : 100 % digital, utilisable directement depuis votre smartphone pour les réservations en ligne. Les deux peuvent être combinés. Et ils sont valables jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant leur émission, soit trois ans de durée de vie. En fin de validité, ils peuvent même être échangés contre des titres de même valeur. Vos collaborateurs s’investissent : récompensez-les, fidélisez-les Dans le secteur des professions libérales où la fidélisation des équipes est un enjeu réel, les Chèques-Vacances constituent un levier RH concret et peu coûteux. Contrairement aux augmentations de salaire, ils ne sont pas soumis aux charges sociales dans les plafonds définis. Ils ne se substituent pas à un élément de rémunération existant, mais s’y ajoutent. Pour un collaborateur qui touche l’équivalent de 547 € en Chèques-Vacances par an, cela représente plus d’un mois de pouvoir d’achat loisirs supplémentaire, sans impact sur sa tranche d’imposition. Pour vous, employeur, c’est un message fort : vous voyez le travail fourni, et vous y répondez concrètement. Dans un contexte de tension sur les recrutements dans de nombreux métiers, cet avantage peut faire la différence. Comment mettre en place le dispositif : 4 étapes Créez votre compte ANCV : Rendez-vous sur cheque-vacances.com et ouvrez votre compte en qualité de dirigeant de petite entreprise ou de travailleur indépendant. Des frais d’ouverture s’appliquent (25 € pour les structures de 1 à 19 salariés), mais des codes promotionnels ANCV permettent régulièrement de les réduire voire de les supprimer pour une première commande. Simulez votre commande : L’ANCV propose un simulateur en ligne qui vous aide à calculer la contribution optimale selon votre situation (nombre de bénéficiaires, revenus, tranche d’imposition). En moins de 5 minutes, vous obtenez une estimation de l’économie réalisable. Passez commande en respectant les plafonds : Commandez les titres en veillant à rester sous les seuils d’exonération : 547 € pour l’exonération sociale et 1 823 € pour l’exonération fiscale IR (chiffres 2026). Au-delà, les sommes supplémentaires sont soumises aux régimes classiques. Le règlement s’effectue par virement ou prélèvement, et la réception intervient sous 15 jours ouvrés environ. Remettez les titres et tracez la dépense : Pour vos salariés, remettez un reçu nominatif à chaque attribution. Pour vous-même en tant que dirigeant, une note interne suffit. Conservez les justificatifs trois ans. Votre expert-comptable intègre l’écriture en compte 647 (BNC) ou 6414 (sociétés). Un dispositif à portée solidaire Depuis plus de 40 ans, l’ANCV reverse les excédents générés par les Chèques-Vacances à des programmes d’action sociale, permettant à plus de 292 000 personnes en situation de fragilité de partir en vacances chaque année. En utilisant ce dispositif, vous participez aussi à cet élan collectif. En résumé : ce que vous gagnez AvantagePour vous (dirigeant)Pour vos salariésExonération charges socialesJusqu’à 547 €/anJusqu’à 547 €/salarié/anExonération IRJusqu’à 1 823 €/anNon imposable dans la même limiteDéductibilitéDu bénéfice BNC ou ISDu bénéfice employeurRéseau d’utilisation+115 700 enseignes+115 700 enseignesDurée de validité3 ans3 ans Vous méritez de vous ressourcer. Vos collaborateurs méritent d’être reconnus. Et votre cabinet mérite d’optimiser ses charges. Le Chèque-Vacances ANCV réunit ces trois objectifs en un seul dispositif. Pour en savoir plus ou simuler votre commande : cheque-vacances.com/petites-entreprises Cet article est publié à titre informatif. Les plafonds indiqués sont ceux en vigueur en 2026. Pour une application à votre situation personnelle, consultez votre expert-comptable ou votre association de gestion agréée (AGA). Les règles fiscales peuvent varier selon votre forme juridique et votre régime d’imposition.
Liberlo : structurer, sécuriser et faciliter l’accès vers une approche intégrative de la santé mai 22, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Liberlo : structurer, sécuriser et faciliter l’accès vers une approche intégrative de la santé Depuis sa création, Liberlo défend une conviction forte : les pratiques complémentaires ont toute leur place dans le parcours de santé, à condition d’être accessibles, encadrées et exercées avec rigueur. Dans un secteur encore en structuration, notre positionnement n’a jamais varié. Il repose sur une exigence claire : faciliter et sécuriser l’accès aux pratiques complémentaires pour tous, en s’appuyant sur un réseau de praticiens vérifiés. Filiale du groupe APICIL, acteur majeur de la protection sociale en France, Liberlo inscrit cette exigence dans une vision de long terme : contribuer à une santé plus globale, plus préventive et mieux encadrée. Une demande en forte croissance… encore insuffisamment structurée L’essor de la médecine intégrative s’inscrit dans une transformation profonde des attentes des usagers. Aujourd’hui, près de 7 Français sur 10 ont déjà eu recours à une pratique complémentaire (Harris Interactive), et dans certaines pathologies chroniques, ce chiffre peut dépasser 60 à 80 % (INCa étude hospitalières) .Dans le même temps : Près de 60 % des patients souhaitent que leur médecin les oriente vers des pratiques complémentaires (Inserm) Mais seuls 20 à 30 % des médecins se sentent en mesure de le faire aujourd’hui (Harris) Ce décalage est révélateur d’un enjeu clé : l’absence de repères clairs et de garanties fiables pour orienter les patients en toute confiance. Structurer le secteur : au-delà des discours, des standards Face à cet enjeu, la structuration du secteur ne peut pas reposer uniquement sur des engagements déclaratifs. C’est tout le sens de la démarche engagée avec l’AFNOR autour de la création d’une norme dédiée aux activités de bien-être. Une norme volontaire, mais structurante, qui vise à : Encadrer les compétences et les niveaux de formation Améliorer la qualité de service Renforcer la reconnaissance professionnelle Créer des référentiels communs pour l’ensemble du secteur En soutenant activement cette initiative, Liberlo fait un choix clair : passer d’un marché de promesses à un marché de preuves. De l’engagement à l’action : la différence Liberlo Là où de nombreux acteurs se positionnent comme de simples plateformes de mise en relation, Liberlo a fait un choix différent : celui de la responsabilité. Chaque praticien référencé fait l’objet d’un processus de vérification rigoureux, intégrant : La vérification manuelle des certifications et formations grâce à des référentiels métiers co-construits avec les syndicats et fédérations professionnels L’analyse des pratiques exercées et l’établissement d’une charte éthique Un ancrage institutionnel fort… au service du concret Liberlo est partenaire de la CNPL et impliqué au sein du secteur Cadre de vie et bien-être, aux côtés des acteurs qui œuvrent à la reconnaissance du secteur. Mais au-delà de l’affiliation, notre approche consiste à transformer ces engagements en standards opérationnels : Présence et participation aux discussions institutionnelles au Sénat autour de « l’avenir des pratiques non médicamenteuses » et sur comment « pourquoi et comment sécuriser l’introduction des pratiques de santé » en présence de Mme la sénatrice Laurence Muller-Bronn. Soutenir l’intégration des pratiques complémentaires dans les parcours de santé (Membre du GETCOP) Participer activement à la structuration économique et réglementaire du secteur (partenaire de la CNPL) Dans un environnement où la légitimité se construit, l’enjeu n’est pas seulement d’être présent dans les instances, mais d’agir concrètement sur le terrain.. Accélérer la reconnaissance auprès du grand public La structuration passe aussi par la pédagogie. C’est pourquoi Liberlo a investi plus de 4 millions d’euros dans un plan média ambitieux, avec un objectif clair : faire évoluer les perceptions et installer durablement la place des pratiques complémentaires dans le paysage de santé. A travers ce plan média d’envergure nationale, Liberlo a pour ambition de diriger le grand public vers les praticiens qui disposent des formations des plus rigoureuses du marché. Cet investissement traduit une conviction forte : la reconnaissance du secteur passera autant par la qualité des pratiques que par leur compréhension par le grand public. Dans cette dynamique, Liberlo a également été identifié pour participer à l’étude de tendances menée par M6 Unlimited, aux côtés d’autres acteurs clés, afin d’analyser les évolutions profondes du rapport des Français à la santé et au bien-être. Cette contribution s’inscrit dans la continuité de notre mission : éclairer, structurer et accompagner un changement de paradigme, où les individus deviennent pleinement acteurs de leur santé, dans un cadre plus lisible, plus sécurisé et plus exigeant. Une exigence comme ligne directrice Dans un marché en pleine transformation, Liberlo fait le choix de la rigueur. Soutenir la normalisation, vérifier les praticiens, s’engager aux côtés des institutions, investir massivement pour faire évoluer les usages : autant d’actions qui traduisent une même ambition. Faire de l’exigence un standard, pour permettre à chacun — patients comme professionnels de santé — d’accéder en toute confiance aux pratiques complémentaires. A propos de Liberlo Fondée à Lyon en 2021, filiale du groupe APICIL 3e groupe mutualiste et de protection sociale en France, Liberlo est la solution de gestion tout-en-un dédiée aux praticiens de pratiques complémentaires, regroupant plus de 2 500 praticiens vérifiés dans 70 disciplines (sophrologie, naturopathie, hypnose, réflexologie, ostéopathie, etc.). Elle s’engage à fiabiliser les pratiques, à accompagner les praticiens dans leur développement, et à faciliter l’accès à des solutions de prévention pour tous. En 2025 ce sont 1 500 000 recherches de praticiens réalisés sur le site et plus de 150 000 RDV pris.
Nomination à la Présidence du secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL avril 8, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Nomination à la Présidence du secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL Le secteur Cadre de Vie et Bien-Être de la CNPL annonce la nomination de sa nouvelle Présidente Alexandra ATTALAUZITI, professionnelle engagée et figure reconnue du bien-être. Forte de plus de 25 années d’expérience en tant que naturopathe et réflexologue, ingénieure pédagogique, elle s’est imposée comme une actrice incontournable de l’accompagnement vers un mieux-être global, fondé sur des approches naturelles et complémentaires. Un parcours dédié à la structuration du secteur Au-delà de sa pratique, elle s’investit depuis de nombreuses années dans la formation et la professionnalisation des acteurs du bien-être. Directrice de deux centres de formation https://formations-naturopathe.eu/ et https://adnr-sante.fr/, elle contribue activement à l’émergence de professionnels qualifiés, responsables et alignés avec les exigences du secteur. Soucieuse d’accompagner l’évolution des pratiques, elle a également développé un assistant digital https://consult-ia.eu/ destiné à soutenir les professionnels dans la gestion de leur activité, leur structuration et leur mise en conformité, notamment au regard des obligations liées au RGPD et soutien pour la veille scientifique. Un engagement institutionnel reconnu Impliquée au sein de la CNPL depuis 2016, elle a déjà exercé des responsabilités au sein de ce secteur, témoignant de sa connaissance fine des enjeux et de son engagement constant. Elle a par ailleurs occupé, durant quatre années, la fonction de Présidente de la Commission d’Action de Médiation du CPSTI, où elle a contribué à la défense des travailleurs indépendants. Elle occupe aujourd’hui la fonction de Coordinatrice des Mandats au CPSTI, pilotant l’ensemble des conseillers et participant activement à la cohérence des actions menées à l’échelle nationale et régionale. Une vision tournée vers l’avenir À travers cette nomination, la CNPL affirme sa volonté de renforcer la structuration, la reconnaissance et la crédibilité du secteur Cadre de Vie et Bien-Être. La nouvelle Présidente aura pour mission de poursuivre la dynamique de Catherine ALIOTTA, en accompagnant les professionnels vers plus de professionnalisation, en consolidant les cadres éthiques et réglementaires, et en portant une vision ambitieuse pour l’avenir du secteur. « Le bien-être est aujourd’hui un enjeu de société majeur. Structurer, professionnaliser et faire reconnaître notre secteur est une responsabilité collective. Mon engagement est clair : accompagner des professionnels exigeants, porter une vision éthique et construire un cadre solide, durable et reconnu pour l’avenir. » Alexandra ATTALAUZITI
50 ans d’engagement au service des professions libérales : la CNPL, entre héritage et avenir avril 7, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on 50 ans d’engagement au service des professions libérales : la CNPL, entre héritage et avenir Depuis un demi-siècle, la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) incarne la voix, la structuration et la défense des professionnels libéraux en France. À l’occasion de ses 50 ans, elle affirme plus que jamais son rôle stratégique dans un environnement en profonde mutation. Une histoire d’engagement et de représentation Depuis sa création, la CNPL s’impose comme un acteur incontournable du paysage institutionnel. Elle représente les professions libérales dans les grandes instances nationales et régionales, porte leurs enjeux et défend leurs intérêts avec constance. Elle fédère de nombreuses organisations professionnelles, représentant la diversité et la richesse des métiers libéraux, et agit comme un point de convergence pour porter une voix collective forte. Au fil des décennies, elle a su accompagner les évolutions des métiers, renforcer leur reconnaissance et contribuer à structurer un écosystème essentiel à l’économie et à la société. Un acteur clé des transformations Les professions libérales s’organisent autour de grands secteurs structurants : santé, juridique, technique et bien-être. Dans chacun de ces domaines, la CNPL accompagne les mutations en cours : transition numérique, évolution des modèles économiques, exigences réglementaires, nouvelles attentes sociétales. Elle agit en lien étroit avec les organisations professionnelles pour structurer les pratiques, renforcer la qualité, sécuriser les usagers et valoriser les métiers. Dans un contexte en constante évolution, la CNPL joue un rôle de facilitateur, d’interface et d’accélérateur, permettant aux professionnels de s’adapter et d’anticiper. Une gouvernance engagée au service des indépendants La CNPL occupe une place centrale dans la gouvernance de la protection sociale des travailleurs indépendants, notamment au sein du CPSTI, au niveau national comme en régions. Elle contribue activement à défendre les droits des professionnels libéraux, à faire évoluer les dispositifs et à garantir un cadre social adapté, notamment en matière de retraites, de protection et de sécurisation des parcours. Son action s’inscrit dans un dialogue permanent avec les pouvoirs publics et les acteurs institutionnels. 50 ans : une dynamique collective tournée vers l’avenir Cet anniversaire marque une étape clé. Il reflète la capacité de la CNPL à rassembler, structurer et faire évoluer les professions libérales dans toute leur diversité. Portée par l’engagement des organisations professionnelles qui la composent, la CNPL entend poursuivre sa mission avec la même exigence et la même détermination. Au cours des 50 prochaines années, elle ambitionne de continuer à servir les professionnels libéraux, à défendre leurs intérêts, à accompagner leurs transformations et à renforcer leur place dans la société. Plus que jamais, la CNPL affirme sa vocation : être un acteur de référence, de confiance et d’avenir pour l’ensemble des professions libérales.
Retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL : un nouvel élan pour le développement du pôle Bien-être mars 26, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL : un nouvel élan pour le développement du pôle Bien-être Après une période d’éloignement, l’Association des Réflexologues RNCP (ARRNCP) fait son retour au sein de la CNPL, marquant une étape importante dans la dynamique de collaboration entre les deux entités. L’ARRNCP est un syndicat fondé en 2018 représentant les réflexologues RNCP. Contributrice de la norme AFNOR S99-807 : « Prestation de service du Réflexologue », elle s’inscrit pleinement dans une démarche de structuration et de reconnaissance de la profession. Ce rapprochement s’inscrit ainsi dans une volonté commune de renforcer la représentation et la structuration des métiers liés au bien-être. En réintégrant la CNPL, l’ARRNCP entend jouer un rôle actif dans le développement et la valorisation de la section « Bien-être ». Forte de son expertise et de son réseau, l’association souhaite contribuer à la reconnaissance des pratiques, à la professionnalisation du secteur et à la mise en place d’actions concrètes au service des réflexologues comme du grand public. Cette collaboration renouvelée ouvre la voie à de nouvelles initiatives, visant à structurer davantage les activités de bien-être au sein des professions libérales. Elle permettra également de porter une voix plus forte auprès des institutions et de favoriser les échanges entre les différents acteurs du secteur. Le retour de l’ARRNCP au sein de la CNPL constitue ainsi une opportunité majeure pour impulser une nouvelle dynamique et accompagner le développement d’un domaine en pleine expansion, au cœur des enjeux sociétaux actuels.
Resalib et la CNPL : Un engagement fort pour la reconnaissance et l’avenir des praticiens mars 26, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Resalib et la CNPL : Un engagement fort pour la reconnaissance et l’avenir des praticiens L’élargissement d’une vision commune Dans la continuité de notre partenariat historique avec le Syndicat Professionnel de la Naturopathie (SPN), Resalib franchit une nouvelle étape structurante en rejoignant la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL). En nous inscrivant dans ce projet d’envergure, nous affirmons notre volonté d’accompagner l’évolution des métiers du bien-être et des thérapies complémentaires vers un cadre professionnel toujours plus solide et reconnu. La CNPL, un acteur institutionnel de premier plan La Chambre Nationale des Professions Libérales est le premier organisme à avoir rassemblé les professionnels libéraux en France. Depuis plus de 40 ans, elle fédère aujourd’hui 49 organisations professionnelles couvrant les quatre grands secteurs du monde libéral : le Droit, la Santé, le Technique et le Cadre de vie, secteur auquel est rattachée la branche des métiers du bien-être. Ce maillage institutionnel offre aux praticiens du bien-être un relais direct vers les décideurs publics, un avantage concret que peu de structures peuvent aujourd’hui proposer. Pourquoi rejoindre la CNPL est essentiel pour Resalib ? Rejoindre la CNPL, c’est avant tout intégrer l’instance représentative qui défend les intérêts des professionnels libéraux auprès des pouvoirs publics. Pour Resalib, ce rapprochement répond à trois objectifs majeurs : Légitimité et Crédibilité : En nous alliant à une institution qui prône l’indépendance, l’éthique et la responsabilité, nous renforçons la confiance des usagers envers les praticiens référencés sur notre plateforme. Nous portons haut les valeurs du professionnalisme libéral. La défense des intérêts de nos membres : Les praticiens du bien-être sont des entrepreneurs libéraux à part entière. À travers la CNPL, Resalib s’assure que leur voix est entendue dans les débats économiques, sociaux et fiscaux qui impactent leur quotidien. Accompagnement et Modernisation : Le monde des professions libérales évolue. Ce partenariat nous permet d’être au cœur des réflexions sur la formation, la déontologie et la protection sociale, afin d’offrir à nos partenaires les outils nécessaires pour exercer leur activité sereinement et durablement. La branche des métiers du bien-être : une dynamique collective au sein de la CNPL Ce partenariat s’inscrit dans un mouvement plus large porté par la CNPL. Depuis la création de la branche des métiers du bien-être, placée sous la présidence d’Alexandra Attalauziti, la Chambre fédère un nombre croissant de syndicats professionnels représentant la sophrologie, la kinésiologie, le shiatsu, la naturopathie, la réflexologie, le massage bien-être, l’hypnothérapie et bien d’autres disciplines. Cette branche a notamment abouti à l’élaboration d’une charte de déontologie commune, co-signée par 12 syndicats, qui fixe les principes fondamentaux de l’exercice professionnel dans les métiers du bien-être : respect des limites du champ d’action, engagement à orienter vers un professionnel de santé en cas de besoin, collaboration interdisciplinaire et souscription d’une responsabilité civile professionnelle. En rejoignant cette dynamique, Resalib devient un maillon complémentaire dans cette chaîne de structuration. La plateforme, qui référence des milliers de praticiens en France, apporte une dimension numérique et une visibilité grand public qui renforcent concrètement la portée des engagements déontologiques portés par la CNPL et ses syndicats affiliés. Des bénéfices concrets pour les praticiens Pour les praticiens référencés sur Resalib et affiliés à un syndicat membre de la CNPL, ce partenariat se traduit par des avantages tangibles : L’accès à une représentation institutionnelle dans les organismes qui décident de leur protection sociale, de leur retraite et de leurs cotisations. La possibilité de bénéficier d’un accompagnement sur les questions fiscales, administratives et réglementaires propres à l’exercice libéral. Une visibilité renforcée grâce au système de badges partenaires Resalib, qui signalent aux usagers le respect d’un code de déontologie reconnu. Et enfin, la participation à un effort collectif de structuration qui contribue, année après année, à faire reconnaître les métiers du bien-être comme des professions à part entière dans le paysage socio-économique français. Un projet d’avenir À travers cette adhésion, Resalib ne se contente pas d’être un annuaire numérique ; nous devenons un acteur engagé dans la structuration du paysage libéral français. Un objectif clair : faire en sorte que chaque praticien puisse bénéficier de la force d’un réseau institutionnel puissant pour valoriser son expertise et sécuriser son parcours professionnel. Santé mentale et bien-être : un enjeu de société partagé Dans le cadre de la grande cause nationale « Parlons santé mentale », les syndicats de la branche bien-être de la CNPL ont réaffirmé la place des praticiens du bien-être dans le parcours d’accompagnement, aux côtés du médical et du psychologique. Resalib soutient pleinement cette démarche. En facilitant l’accès du grand public à des praticiens formés, éthiques et signataires de la charte CNPL, la plateforme contribue à rendre les pratiques complémentaires plus accessibles et plus lisibles pour chacun. Ce partenariat entre Resalib et la CNPL n’est pas une simple “alliance de circonstance”. C’est un engagement durable au service de la reconnaissance, de la protection et de l’avenir de tous les professionnels libéraux du bien-être en France.
Mandature 2026-2029 du CPSTI : des avancées concrètes pour les professionnels libéraux avec une protection sociale renforcée, plus de proximité et des services simplifiés. mars 24, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Mandature 2026-2029 du CPSTI : des avancées concrètes pour les professionnels libéraux avec une protection sociale renforcée, plus de proximité et des services simplifiés. CPSTI : les belles avancées du mandat 2026-2029 pour les professionnels libéraux Comme vous le savez, la (CNPL) est la seule organisation représentative des professionnels libéraux siégeant au sein du (CPSTI). Le CPSTI est l’instance qui pilote et oriente la protection sociale des travailleurs indépendants. Il intervient notamment dans les domaines de l’action sanitaire et sociale, de l’accompagnement des indépendants en difficulté, du suivi de certaines prestations sociales, ainsi que dans la gouvernance de dispositifs importants pour les travailleurs indépendants. Dans le cadre du mandat 2026-2029, la CNPL agit en partenariat avec la (CPME) afin de porter la voix des travailleurs indépendants et, plus particulièrement, celle des professionnels libéraux. Une représentation forte dans toutes les régions Dans les 15 régions du CPSTI, la représentation CNPL est structurée autour de : 3 conseillers titulaires et 3 conseillers suppléants par région au sein des assemblées générales régionales 3 conseillers titulaires et 3 conseillers suppléants également présents au niveau de l’assemblée générale nationale Cette présence garantit que les professionnels libéraux participent pleinement aux décisions stratégiques concernant la protection sociale des travailleurs indépendants. Des responsabilités importantes au sein du CPSTI La CNPL a obtenu plusieurs responsabilités majeures pour ce mandat : Deux présidences régionales du CPSTI assurées par des représentants CNPL Maitre Farid HAMEL en AURA (Chef de file de la CNPL National) Marc NINU en CORSE Six vice-présidences régionales, également exercées par des représentants de la CNPL. Ces responsabilités démontrent la confiance accordée aux représentants des professions libérales dans la gouvernance du CPSTI. Une présence active dans les commissions clés La CNPL est également fortement impliquée dans les commissions opérationnelles du CPSTI. Commission d’action sanitaire et sociale Des mandataires CNPL siègent dans ces commissions au niveau régional et national. Leur rôle est essentiel : ces commissions étudient les situations individuelles des travailleurs indépendants et peuvent accorder des aides financières, des accompagnements ou des soutiens exceptionnels. Commission de recours amiable La CNPL est également présente dans les commissions de recours amiable, qui examinent les contestations des travailleurs indépendants concernant certaines décisions administratives. Dans ces deux types de commissions, au moins un conseiller CNPL siège dans chaque commission, garantissant la présence et la vigilance des représentants des professions libérales dans les décisions qui concernent directement les indépendants. Une avancée importante : la commission des placements et de l’immobilier Pour ce mandat, la CNPL obtient également une présence dans la commission des placements et de l’immobilier, ce qui constitue une avancée notable. Cette commission est stratégique, car le CPSTI pilote notamment les réserves et placements liés à certaines retraites complémentaires, notamment celles concernant les professionnels libéraux non réglementés. La participation de la CNPL à ces travaux permet de renforcer la vigilance et la représentation des professions libérales dans la gestion de ces enjeux financiers. Des représentants issus de nombreux métiers libéraux Les mandataires désignés par la CNPL représentent la diversité des professions libérales. Parmi eux figurent notamment : des avocats des architectes des géomètres des pharmaciens des consultants des formateurs des ostéopathes des professionnels du bien-être Cette diversité garantit une vision large des réalités économiques et sociales des professions libérales. Des conseillers formés et accompagnés Les conseillers CNPL engagés au CPSTI sont formés et accompagnés tout au long de leur mandat, notamment par la responsable des mandats de la CNPL. Cet accompagnement permet de renforcer leur efficacité et leur capacité d’intervention au service des travailleurs indépendants. Un engagement concret au service des travailleurs indépendants Grâce à cette forte présence dans les instances nationales, régionales et dans les commissions du CPSTI, la CNPL contribue activement : à la défense des travailleurs indépendants à l’amélioration de leur protection sociale à l’accompagnement des indépendants en difficulté à la prise en compte des spécificités des professions libérales Au cours de ce mandat, la CNPL aura également l’occasion de présenter plus en détail les actions menées par le CPSTI, notamment les dispositifs d’action sanitaire et sociale accessibles aux travailleurs indépendants. Un relais pour les professionnels libéraux sur le terrain Si vous êtes travailleur indépendant et que vous rencontrez des difficultés ou que vous avez besoin d’informations sur les dispositifs existants, n’hésitez pas à contacter la CNPL. La confédération pourra vous orienter vers les mandataires CPSTI de votre région ou vers les représentants nationaux, afin de vous accompagner dans vos démarches. Le mandat 2026-2029 marque ainsi une étape importante pour la représentation des professions libérales au sein du CPSTI, avec une présence renforcée dans les instances, les commissions et les responsabilités de gouvernance. Cette dynamique confirme l’engagement constant de la CNPL pour défendre les intérêts des professionnels libéraux et contribuer activement à l’amélioration de la protection sociale des travailleurs indépendants. Article proposé par l’équipe CNPL
RGPD et professions libérales : obligations CNIL, données de santé et conformité des cabinets mars 24, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on RGPD et professions libérales : obligations CNIL, données de santé et conformité des cabinets RGPD et CNIL : quelles obligations pour les professions libérales ? Données de santé, registre de traitement, DPO, sanctions et bonnes pratiques pour les professionnels de santé et du bien-être. RGPD et professions libérales : quelles obligations pour la gestion des données personnelles et de santé ? Depuis l’entrée en vigueur du (RGPD) le 25 mai 2018, tous les professionnels qui collectent ou utilisent des données personnelles doivent respecter des règles strictes visant à protéger la vie privée des citoyens. En France, l’autorité chargée de veiller au respect de cette réglementation est la (CNIL). Ces obligations concernent l’ensemble des professions libérales, qu’elles soient réglementées ou non, dès lors qu’elles collectent des informations sur leurs clients, leurs patients ou leurs usagers. Qu’est-ce que le RGPD ? Le RGPD encadre la manière dont les organisations collectent, utilisent, stockent et sécurisent les données personnelles. Une donnée personnelle correspond à toute information permettant d’identifier une personne, par exemple : nom et prénom adresse numéro de téléphone adresse électronique informations professionnelles données administratives. Certaines données bénéficient d’une protection renforcée, notamment les données de santé, qui sont considérées comme des données sensibles. Les données de santé : des informations particulièrement protégées Les données de santé correspondent à toute information liée à l’état de santé physique ou mental d’une personne. Elles peuvent inclure par exemple : antécédents médicaux symptômes ou observations comptes rendus de consultation informations liées à l’état physique ou émotionnel données recueillies dans le cadre d’un accompagnement. Ces données nécessitent des mesures de protection renforcées, car leur divulgation pourrait porter atteinte à la vie privée des personnes. Les obligations générales des professionnels libéraux Les professions libérales qui collectent des données doivent respecter plusieurs principes fondamentaux du RGPD. Informer les personnes concernées Les clients ou patients doivent être informés : de la collecte de leurs données de l’usage qui en est fait de la durée de conservation de leurs droits (accès, rectification, suppression). Ces informations apparaissent généralement dans : les mentions légales du site internet une politique de confidentialité les documents contractuels ou formulaires de collecte. Collecter uniquement les données nécessaires Le professionnel ne doit collecter que les informations strictement nécessaires à son activité. Par exemple : un sophrologue peut recueillir des informations liées au stress ou au sommeil un formateur peut collecter des informations administratives liées à la formation. Sécuriser les données Les données doivent être protégées contre les accès non autorisés : mots de passe sécurisés accès limité aux dossiers stockage sécurisé des dossiers papier sauvegardes informatiques protégées. Définir une durée de conservation Les données ne doivent pas être conservées indéfiniment.Le professionnel doit définir une durée de conservation adaptée à son activité et à ses obligations légales. La déclaration à la CNIL : ce qui a changé avec le RGPD Avant 2018, les professionnels devaient déclarer leurs fichiers à la CNIL. Avec l’entrée en vigueur du RGPD, cette logique a été remplacée par un principe de responsabilité et de conformité démontrable. Concrètement : les déclarations préalables ne sont plus systématiques chaque professionnel doit être capable de prouver qu’il respecte le RGPD. Cela implique notamment la tenue d’un registre des traitements de données. Le registre des traitements Le registre des traitements est un document interne qui permet de décrire : les types de données collectées l’objectif de la collecte les personnes qui ont accès aux données les mesures de sécurité mises en place la durée de conservation. Ce document constitue un élément important pour démontrer la conformité en cas de contrôle. Le rôle du DPO : un accompagnement pour les professionnels Le DPO (délégué à la protection des données) est un spécialiste chargé d’accompagner les organisations dans la mise en conformité avec le RGPD. Ses missions peuvent inclure : l’analyse des traitements de données la création du registre des traitements la rédaction des politiques de confidentialité la mise en place des procédures internes le dialogue avec la CNIL. Pour les professionnels libéraux, la désignation d’un DPO n’est pas toujours obligatoire, mais elle peut être très utile pour structurer la conformité et faire gagner du temps. Ces professionnels peuvent aider à construire l’ensemble des documents nécessaires à la conformité RGPD, ce qui simplifie les démarches administratives pour les cabinets et les structures indépendantes. Les outils numériques et logiciels conformes De nombreux professionnels utilisent aujourd’hui des logiciels métiers, CRM ou plateformes de gestion de clientèle pour organiser leurs dossiers. Certains de ces outils sont conçus pour respecter les exigences du RGPD et proposent : un stockage sécurisé des données une gestion des accès des sauvegardes sécurisées des systèmes de traçabilité des accès. Ces solutions peuvent contribuer à sécuriser la gestion des informations, à condition que les professionnels vérifient que ces prestataires respectent eux-mêmes les obligations liées à la protection des données. Focus : professionnels manipulant ponctuellement des données de santé Certaines professions libérales manipulent régulièrement des données de santé, comme les professionnels de santé réglementés. D’autres professionnels peuvent également recueillir ponctuellement des informations liées à la santé ou au bien-être, notamment : ostéopathes chiropracteurs sophrologues réflexologues naturopathes praticiens en massage bien-être coachs bien-être. Même lorsque ces professions ne relèvent pas d’un ordre médical ou ne sont pas juridiquement des professions de santé réglementées, elles peuvent être amenées à collecter des informations concernant l’état physique ou émotionnel des personnes. À ce titre, elles doivent appliquer les principes du RGPD relatifs aux données sensibles, notamment : informer les clients ou patients de la collecte de ces informations sécuriser leur stockage limiter leur conservation dans le temps. Les sanctions en cas de non-respect Le RGPD prévoit des sanctions importantes en cas de non-respect des règles de protection des données. Les autorités de contrôle peuvent prononcer : des avertissements des mises en demeure des sanctions financières. Les amendes peuvent atteindre : 10 millions d’euros pour certains manquements 20 millions d’euros pour les violations les plus graves. Même si ces sanctions concernent le plus souvent des structures importantes, tous les professionnels doivent être en mesure de démontrer qu’ils ont mis en place les procédures nécessaires pour protéger les données personnelles. L’engagement de la CNPL auprès des professions libérales Depuis de nombreuses années, la CNPL accompagne les syndicats adhérents dans les évolutions réglementaires qui concernent les professions libérales. Les professionnels libéraux sont, dans leur grande majorité, très conscients de l’importance de la protection des données personnelles, notamment lorsqu’ils accompagnent des clients ou des patients dans des domaines sensibles. Cet article constitue donc avant tout un rappel des obligations réglementaires et des bonnes pratiques à destination des professionnels libéraux adhérents aux syndicats de la CNPL. Conclusion La protection des données personnelles constitue aujourd’hui un enjeu central pour l’ensemble des professions libérales. Qu’il s’agisse des professions de santé, des métiers du conseil, de la formation ou des professionnels du bien-être, la gestion responsable des données est devenue une exigence incontournable. Se mettre en conformité avec le RGPD permet de sécuriser son activité, protéger les informations confiées par les usagers et renforcer la confiance dans la relation professionnelle. Article proposé par la CNPL – Chambre Nationale des Professions Libérales.
Vers une régionalisation de la gouvernance des Agences Régionales de Santé ARS : enjeux et perspectives mars 23, 2026 Alexandra ATTALAUZITI Leave a Comment on Vers une régionalisation de la gouvernance des Agences Régionales de Santé ARS : enjeux et perspectives Le domaine de la santé publique, notamment à travers le rôle des ARS, relève pour l’essentiel de la compétence de l’Etat. La Région bénéficie de compétences complémentaires telles que l’organisation et le financement de certaines actions de prévention, la formation des professionnels de santé, l’aménagement du territoire en matière d’accès aux soins et la gestion de fonds européens. Les Conseils Régionaux jouent donc un rôle important en partenariat avec les Agences Régionales de Santé. Pour autant, malgré la réforme instaurée par la loi 3DS du 21 février 2022 et le décret du 19 juin 2024 qui a renforcé le poids des élus locaux au sein du conseil d’administration des ARS, l’évolution vers une gouvernance plus participative et ancrée territorialement des ARS n’offre toujours pas une garantie automatique d’amélioration, car le succès dépend de la capacité des élus à collaborer efficacement avec les experts de santé indépendamment des logiques politiciennes. Le moment semble venu de s’interroger sur une possible régionalisation de la gouvernance des Agences Régionales de Santé Transférer la gestion des ARS aux Régions pourrait générer des avantages mais aussi des inconvénients. Potentiellement, une régionalisation des ARS entrainerait une meilleure adaptation aux besoins locaux puisque la Région, plus proche des territoires, pourrait mieux identifier et répondre aux spécificités locales contrairement à une gestion centralisée parfois déconnectée des réalités des territoires. La lourdeur bureaucratique s’en trouverait réduite permettant des décisions plus rapides. Les élus locaux seraient plus sensibles aux attentes des citoyens et la Région pourrait plus facilement mettre en œuvre une politique expérimentale de bonnes pratiques. Cependant, une régionalisation sans cadre national clair pourrait aggraver les inégalités entre les territoires riches et pauvres, fragmenter le système de santé et affaiblir la cohérence nationale. La Région devrait également améliorer son expertise pour gérer des systèmes de santé complexes alors qu’aujourd’hui et à titre d’exemple, l’ARS du Centre-Val de Loire et ses 350 collaborateurs bénéficie d’un cadre étatique structuré. Une régionalisation partielle semble donc plus réaliste. Un avant-projet de loi relatif à une nouvelle étape de décentralisation a été annoncé en octobre dernier et contient des dispositions réformant le titre, les compétences et la gouvernance du système sanitaire. Ainsi les ARS seraient remplacées par des entités régionales et départementales, les Directions régionales et départementales de la santé et de l’autonomie, placées sous la tutelle directe des préfets. Les conseils territoriaux de santé deviendraient des conseils départementaux présidés par le président du conseil général et les CRSA par le président du conseil régional. Ainsi l’Etat et les collectivités territoriales semblent vouloir reprendre la main. Le projet prévoit d’habiliter le gouvernement à procéder par ordonnance ensuite de l’adoption de la loi. Article proposé par l’équipe CNPL –
COMMUNIQUÉ. Élections à la CIPAV : la liste CIPAV Renouveau remporte la présidence de la CIPAV ainsi que six des sept postes du Bureau. janvier 22, 2026 Julien NOEL Leave a Comment on COMMUNIQUÉ. Élections à la CIPAV : la liste CIPAV Renouveau remporte la présidence de la CIPAV ainsi que six des sept postes du Bureau. Élections à la CIPAV : la liste CIPAV Renouveau remporte la majorité. À l’issue du scrutin en ligne organisé du 1er au 29 décembre 2025, la liste CIPAV Renouveau, soutenue par la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) et ses organisations adhérentes, a remporté les élections du Conseil d’administration de la CIPAV avec 12 administrateurs élus. Réuni le 21 janvier, le Conseil d’administration a procédé à l’élection du Bureau. Malgré une proposition d’ouverture faite à l’UNAPL afin de constituer une majorité de gestion élargie, celle-ci a été refusée. Forte de sa majorité dans les urnes, la CNPL a donc obtenu la présidence de la CIPAV ainsi que six des sept postes du Bureau. Dans un contexte marqué par de fortes difficultés de gouvernance, la Chambre Nationale des Professions Libérales entend assumer pleinement ses responsabilités. Un plan d’action sera présenté dans les prochaines semaines à la Direction de la Sécurité Sociale, avec pour objectif de rétablir stabilité, transparence et efficacité au sein de cette caisse de retraite qui concerne 1,3 million de professionnels libéraux. Le Président de la Chambre Nationale des Professions Libérales estime qu’il est aujourd’hui indispensable, dans l’intérêt de l’ensemble des professions libérales, que l’ordre et la stabilité soient rétablis au sein de cet organisme essentiel à la protection sociale des professions libérales.
Élections à la Caisse de retraite CIPAV. La Chambre Nationale des Professions Libérales majoritaire remporte la présidence et six des sept postes du Bureau. janvier 22, 2026 Julien NOEL Leave a Comment on Élections à la Caisse de retraite CIPAV. La Chambre Nationale des Professions Libérales majoritaire remporte la présidence et six des sept postes du Bureau. À l’issue du scrutin en ligne organisé du 1er au 29 décembre 2025, les électeurs ont placé la liste CIPAV Renouveau en tête, avec l’élection de 12 administrateurs. Les résultats ont été proclamés le 29 décembre dernier. La liste CIPAV Renouveau a été constituée à l’initiative de la Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) et soutenue par ses syndicats adhérents, parmi lesquels figurent notamment Ostéopathes de France, le SYCFI, le Syndarch, le Syndicat Interprofessionnel de la Montagne (SIM), le Syndicat des Moniteurs de Plongée, ainsi que le Syndicat des Professionnels de la Naturopathie. Grâce à la forte mobilisation des électeurs et à l’engagement des forces vives de ces organisations représentatives, la liste CIPAV Renouveau a remporté les élections du Conseil d’administration de la CIPAV, la caisse de retraite qui regroupe près de 1,3 million d’assujettis. Cette victoire a naturellement placé la CNPL et ses partenaires en situation de responsabilité pour les désignations à venir. Le Conseil d’administration de la CIPAV s’est ainsi réuni le 21 janvier afin d’élire les membres du Bureau et des différentes commissions. Dans un esprit d’ouverture, de dialogue et d’efficacité, la Chambre Nationale des Professions Libérales a proposé à l’UNAPL, pourtant minoritaire dans les urnes, de constituer une majorité de gestion élargie afin de travailler conjointement au redressement de la caisse. Cette proposition a cependant été refusée. Face à ce refus, et forte de sa majorité électorale, la Chambre Nationale des Professions Libérales a donc remporté la présidence ainsi que six des sept postes du Bureau. Elle annoncera, dans les semaines à venir, un plan d’action qui sera présenté à la Direction de la Sécurité Sociale. Il convient de rappeler que la CIPAV traverse depuis plusieurs années une période de fortes turbulences, marquée notamment par la nomination de trois administrateurs provisoires en trois ans, deux annulations d’élections et l’ouverture d’une information judiciaire. Dans ce contexte, le Président de la Chambre Nationale des Professions Libérales estime qu’il est aujourd’hui indispensable, dans l’intérêt de l’ensemble des professions libérales, que l’ordre et la stabilité soient rétablis au sein de cet organisme essentiel à leur protection sociale.
Élections des administrateurs de la CIPAV : une avancée pour la représentation des professions libérales et de la CNPL. décembre 29, 2025 Julien NOEL Leave a Comment on Élections des administrateurs de la CIPAV : une avancée pour la représentation des professions libérales et de la CNPL. La Chambre Nationale des Professions Libérales (CNPL) se félicite des résultats des élections des administrateurs de la CIPAV, qui se sont déroulées en ligne du 1er au 29 décembre 2025. Les candidats du collectif CIPAV Renouveau, soutenus par la CNPL, remportent 50 % des sièges au Conseil d’administration. À l’issue du scrutin, 12 sièges sur 24 reviennent aux candidats CIPAV Renouveau, confirmant la confiance accordée à un projet fondé sur une gouvernance responsable, transparente et pleinement tournée vers l’intérêt des affiliés. Ces élections concernaient l’ensemble des assurés de la CIPAV, répartis en quatre collèges électoraux. La répartition des sièges obtenus est la suivante : Collège 1 – Professions du bâti (architectes, géomètres-experts) : 5 sièges sur 7 Collège 2 – Professionnels du conseil (consultants, formateurs-consultants, ingénieurs-conseils, experts…) : 3 sièges sur 7 Collège 3 – Interprofessionnel (psychologues, ostéopathes, professionnels des sports de montagne, de la mer et de pleine nature…) : 2 sièges sur 7 Collège 4 – Prestataires / retraités : 2 sièges sur 3 Le taux de participation global s’établit à 2,3 %. Par ce résultat, la CNPL salue l’engagement des administrateurs élus CIPAV Renouveau, qui pourront désormais œuvrer au sein du Conseil d’administration pour garantir le bon fonctionnement de la caisse, renforcer la qualité et la transparence de sa gouvernance et promouvoir une gestion rigoureuse, équitable et durable. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans la mission de la CNPL : défendre une représentation interprofessionnelle équilibrée, au service de l’ensemble des professions libérales affiliées à la CIPAV.
Loi de Financement de la Sécurité Sociale (L.F.S.S). La Chambre Nationale des Professions Libérales saisit le Conseil constitutionnel! décembre 22, 2025 Julien NOEL Leave a Comment on Loi de Financement de la Sécurité Sociale (L.F.S.S). La Chambre Nationale des Professions Libérales saisit le Conseil constitutionnel! Ainsi que nous l’avions annoncé, la Loi de Financement porte atteinte à nos régimes complémentaires. Ceux-ci sont depuis l’origine en dehors du champ d’action de la L.F.S.S. (articles L.O.111-3-4 à 3-6 du Code de la Sécurité Sociale). Le Conseil l’a déjà jugé (Décision n°2000-437 – DC du 19 décembre 2000). L’article 43 du projet (devenu 102 dans la loi définitive) durcit de façon importante les règles de fonctionnement et de liquidation de nos retraites complémentaires. Nous vous avions déjà alerté sur ces risques. L’enjeu, pour les pouvoirs, est de transgresser le principe reconnu et, dans le cadre d’une disposition plus générale, de prendre la main sur nos régimes complémentaires (plus de 200 milliards pour l’ensemble des régimes – 8,5 milliards rien que pour la CIPAV). La Chambre Nationale de Professions Libérales, organisation représentative, a déposé un recours. Par esprit de responsabilité, ce recours est limité aux seuls régimes des Travailleurs Indépendants, afin de ne pas remettre en cause le fragile équilibre construit péniblement par le gouvernement. La Chambre Nationale des Professions Libérales est déterminée à sauver les régimes de retraite propres aux professions libérales.
CIPAV Elections 2025. Pourquoi voter pour les candidats de CIPAV Renouveau, par Dominique BLANC. novembre 22, 2025 Julien NOEL Leave a Comment on CIPAV Elections 2025. Pourquoi voter pour les candidats de CIPAV Renouveau, par Dominique BLANC. CIPAV. Dominique BLANC, vous explique les enjeux en vidéo et pourquoi voter pour les candidats de CIPAV Renouveau.